Synthèse très complète de l'Exhortation Apostolique Christus vivit, chapitre par chapitre, accompagnée de nombreuses citations du texte du pape François, par Vatican News.
(consulté le 20 novembre 2025)
« Christus vivit » ou comment persévérer sur le chemin des rêves par Francis Denis le 5 avril 2019
Une réflexion papale sur la pastorale vocationnelle pour les jeunes, qui repose souvent sur des commentaires énoncés par les jeunes eux-mêmes durant le Synode de 2018.
(consulté le 20 novembre 2025
Dans ce document du Portail suisse catholique, on décortique plusieurs thèmes porteurs de Christus vivit, par des citations portant sur les rêves et prise de risques, le don de soi et les sacrifices, le rôle des jeunes dans la lutte contre les abus, etc.
Les citations couvrent un large éventail de sujets abordés par l’Exhortation papale. Contempler Jésus jeune, l’amitié sociale, accompagner les jeunes leaders, lutter contre la résignation, le dialogue intergénérationnel…
Cette recension met en valeur plusieurs points que l’on rencontre moins dans les autres compte-rendus sur Christus vivit.
(consulté le 20 novembre 2025)
Le « Christus vivit » du pape : un appel à l’action pour les jeunes, recension par les Jésuites du Canada du 11 avril 2019.
L’auteur de cette recension y distingue trois thèmes qui l’interpellent particulièrement :
L’auteur conclut par ces affirmations qui sous-tendent toute l’Exhortation : « Dieu est Amour, le Christ sauve et Il vit ! Aux jeunes de vivre et faire vivre ces belles paroles, chacun à leur manière unique ! »
Une source d’inspiration pour l’auteur, mais aussi pour tous ceux qui s’intéressent à la pastorale vocationnelle des jeunes ou y travaillent directement.
(consulté le 20 novembre 2025)
Recension par Isabelle de la Garanderie, o.v., pour la Nouvelle Revue Théologique.
L’auteure souligne dans sa recension de Christus vivit le désir du pape François de « permettre d’entendre vraiment "les mille voix de croyants du monde entier qui ont fait parvenir leurs opinions au synode" ».
Parlant des trois derniers chapitres de l’Exhortation, Isabelle de la Garanderie y voit « un texte à utiliser … pour rénover nos pastorales des jeunes. »
(consulté le 20 novembre 2025)
Recension par Adélaïde Patrignani pour Vatican News.
Dans ce reportage, Patrignani cite le pape François qui nous rappelle « certaines convictions de foi » et « en même temps, encourage à grandir en sainteté et dans l’engagement de sa propre vocation ». Ce document « propose aux jeunes un parcours de foi et d’espérance, en compagnie du Christ. Le Souverain Pontife explique s’être laissé « inspirer par la richesse des réflexions et des échanges du Synode ».
On peut entendre des témoignages de jeunes qui décrivent comment ce texte va les « accompagner dans leur vie, dans leurs engagements personnels ou ecclésiaux. »
(consulté le 20 novembre 2025)
Une recherche sur le web nous fournit plusieurs exemples de réception positive de l’Exhortation Christus vivit. Alors que certains documents ont une approche plus générale, d’autres révèlent des initiatives inattendues, comme une bande dessinée malaisienne sur Christus vivit! On retrouve également des témoignages d’agents de pastorale (Afrique du sud) et des réflexions teintées par les réalités locales. L’Exhortation Christus vivit est un document universel et qui s’adresse aux jeunes du monde entier.
Les jeunes ne peuvent rester au balcon ! L’Église est à leur écoute et les appelle à la sainteté tout au long du texte.
(consulté le 20 novembre 2025)
Une interview de Mgr de Raemy, évêque suisse, au cours de laquelle il rappelle que le pape François souhaite que l’Église demeure vivante et non craintive. Par de petits gestes concrets, on peut faire vivre Christus vivit auprès des jeunes. La question du discernement demeure centrale et occupe une place prépondérante dans le cheminement vocationnel. Le chapitre 9 lui est entièrement consacré.
(consulté le 20 novembre 2025)
Des aumôniers et des responsables des jeunes de l’Afrique australe se sont réunis en mode virtuel pour « discuter de l’accueil et de l’application du document pontifical dans leurs pays respectifs ». Ils se sont mis d’accord pour établir des plateformes de partage d’informations pour les jeunes de leur région afin de mieux servir la solidarité et la coopération régionale.
(consulté le 20 novembre 2025)
Il est également inspirant d’entendre les jeunes eux-mêmes sur la question. Comment Christus vivit les inspire-t-il ? Découvrez le témoignage de 26 jeunes dans la vidéo sur Vatican News.
(consulté le 27 mai 2025)
Ce dont nous avons davantage besoin, la fraternité, la solidarité, le dévouement, la communion, doit s’inscrire dans une démarche d’être-ensemble fondé sur l’amour et non le jugement.
Texte en anglais.
(consulté le 20 novembre 2025)
Les jeunes ne peuvent rester au balcon ! L’Église est à leur écoute et les appelle à la sainteté tout au long du texte.
Texte en anglais.
(consulté le 20 novembre 2025)
Une bande dessinée sur Christus vivit? Mais oui! Et pourquoi pas en concevoir une en français ici?
Texte en anglais.
(consulté le 20 novembre 2025)
Un agent de pastorale jeunesse d’Afrique du Sud lit cette Exhortation comme une invitation à faciliter le discernement chez les jeunes en cheminement. L’utilisation de divers médias tels la musique ou les vidéos peut varier l’approche. L’important est d’aider les jeunes à répondre à l’éternelle question : « Qui suis-je ? Quel est mon appel ? »
Texte en anglais.
(consulté le 20 novembre 2025)
La parution de Christus vivit a amené les évêques de Namibie à s’engager à rejoindre la jeunesse en leur permettant d’explorer de nouveaux sentiers avec créativité et audace.
Texte en anglais.
(consulté le 20 novembre 2025)
Ainsi aux États-Unis
Émis par l’organisme Justice for Immigrants, chapeauté par la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), ce document s’attarde davantage au sort réservé aux jeunes migrants.
Texte en anglais.
(consulté le 27 mai 2025)
Un autre article du site des évêques états-uniens, In Memoriam : Pope Francis, explore la vision pontificale de l’immigration et des souffrances qu’elle comporte.
Texte en anglais.
(consulté le 27 mai 2025)
par Sylvie Bessette, théologienne, adjointe à la direction - mission pour le Carrefour intervocationnel
Le pape François offre une approche concrète de la pastorale des jeunes, dans un contexte de culture de l’appel. Beaucoup de jeunes n’ont aucune base pour approfondir leur chemin vers Dieu, de par les sociétés postmodernes dans lesquelles ils vivent.
Voilà un concept qui a émergé dans les années 1990-2000, caractérisé par le rejet ou à tout le moins une remise en doute des grandes valeurs systémiques en vigueur depuis la Renaissance, c’est-à-dire la foi dans les grands systèmes de gouvernance, des principes universels tels la démocratie ou le marxisme, la dominance de grands repères comme l’Église et l’État. Le postmodernisme repose sur des valeurs individualistes, dans le cadre duquel chaque personne doit trouver ses propres repères et valeurs. La transmission entre générations se fait plus fluide, les grands repères d’antan comme la pratique religieuse ou les valeurs des gouvernances démocratiques se font discrets. Les réseaux sociaux agissent en accélérateur de ces tendances en proposant par des algorithmes personnalisés une vision en vase clos du monde, selon les recherches des individus. Ces derniers finissent par avoir une vision tronquée du monde qui ne reflète que leurs propres références.
Mais la recherche spirituelle continue d’interpeller les jeunes en formation, les adultes-en-devenir. Ce n’est pas parce que la transmission familiale des valeurs religieuses n’occupe plus le devant de la scène que les jeunes ne désirent pas vivre et articuler leur vie spirituelle. J’entends ici par vie spirituelle une conscience aigüe de la dimension métaphysique, un appel à l’absolu, un désir de communion avec l’univers, l’amour profond de la nature et de son écologie, une conscience de « quelque chose qui nous dépasse », pour reprendre des mots souvent entendus. On se pose des questions. Où trouver des réponses ? L’Église doit alors trouver de nouveaux moyens pour rejoindre les jeunes en cheminement spirituel.
Le pape François, dans son Exhortation post-synodale Christus vivit, adressée aux jeunes et au Peuple de Dieu, est très conscient du contexte sociétal dans lequel baignent les jeunes aujourd’hui. Dans le chapitre VII, le Saint-Père met bien en avant que la pastorale contemporaine doit emprunter de nouveaux chemins, miser sur des activités et des événements formateurs par lesquels les jeunes se formeront, mais aussi célébreront et écouteront de vrais témoignages spirituels. Le pape Paul VI, dans une intervention célèbre aux Nations-Unies, a prononcé ces paroles prophétiques : « L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins. » C’est ce que le pape François explique dans son document, en d’autres mots.
La flexibilité est un concept qui sous-tend tout le chapitre VII de Christus vivit. Le pape François désire respecter la liberté des jeunes. Son Exhortation, au fil des pages, propose de créer des lieux d’accueil flexibles, au goût des jeunes, qui s’apparentent à des foyers où ils se sentent chez eux. Il souligne également le besoin pour eux de développer des compétences relationnelles fortes, respect, accueil, ouverture et échanges fructueux.
L’idée porteuse de Christus vivit selon laquelle il faut se libérer des cadres et des règles obligatoires afin de ne pas rebuter les jeunes par une trop grande rigidité amène le pape François à prôner une Église ouverte à tous, et pas seulement aux croyants. L’Église est là pour annoncer la Bonne Nouvelle des l’Évangile, quel que soit le cadre. Le développement pastoral peut passer par divers chemins : adoration, pèlerinages, service aux démunis, expressions artistiques, sport (il faut respecter le corps autant que l’esprit), écologisme, exemples de vies de saints. En effet, l’Église propose chaque année de nouveaux saints et de nouvelles saintes à la piété du Peuple de Dieu, tous situés dans leur époque et leur lieu de vie, enseignant par leur exemple la parfaite intégration de leur amour du Christ dans la réalité contemporaine. Le pape François, même s’il a souligné les dangers des réseaux sociaux, recommande quand même d’y investir temps et argent, car cela représente un très bon canal de communication avec les jeunes.
Cette approche décloisonnée implique inévitablement « une pastorale populaire, incontrôlable, qui brise tous les schémas ecclésiastiques. Accompagnons-la, encourageons-la, mais ne prétendons pas trop la réglementer » (no 239). L’Église doit être plus que jamais missionnaire. Les structures paroissiales perdurent, les formations catéchétiques également, mais elles ne représentent plus le chemin d’entrée exclusif des jeunes vers la vie de foi et de témoin de l’amour du Christ.
Le pape insiste sur le besoin d’accompagnement des jeunes, qui peinent à se retrouver entre les anciennes structures (paroisses, célébrations eucharistiques…) et les diverses approches plus libres de la formation spirituelle (groupes de jeunes, pèlerinages…) De cela ressort un grand besoin d’orientation, de guides spirituels, d’adultes capables d’écouter et de former les jeunes afin qu’ils puissent bâtir un projet de vie basé sur le Christ. Au numéro 243, le pape François insiste sur le rôle primordial de la communauté responsable d’accueillir, motiver et encourager les jeunes.
Le Saint-Père va même jusqu’à proposer que le « charisme de l’écoute, que l’Esprit-Saint fait surgir dans les communautés, pourrait recevoir une forme de reconnaissance institutionnelle en vue du service ecclésial » (no 244).
En quoi consiste un charisme ? Saint Paul, dans la Première Lettre aux Corinthiens, précise que c’est l’Esprit saint qui médiatise le don de la grâce (charis en grec) à chacun. C’est Lui qui « accorde à chacun des dons personnels divers, en vue du bien de tous ». Ces appels sont particuliers, personnels, uniques. Il s’agit d’une invitation à répondre à l’amour que Dieu dispense à tous et auquel chaque personne répond selon le charisme qu’elle a reçu. Voilà pourquoi le pape François présente le charisme de l’écoute comme essentiel au bien commun de l’Église et de son rôle missionnaire d’annonce de la Bonne Nouvelle.
Voilà ce qui attend la jeunesse en marche. Apprendre à revisiter son parcours et y discerner les appels du Christ-Ami, c’est un défi qui peut effrayer, mais aussi inspirer et galvaniser. Les fausses valeurs, les miroirs aux alouettes de propositions non basées sur les valeurs évangéliques du Bien et du Bon, tout cela peut égarer un jeune en recherche. L’accompagnement spirituel devient alors essentiel dans ce contexte pour former la conscience et l’amener à discerner le chemin offert par le Christ et son amitié. Cet accompagnement spirituel passe d’abord par l’écoute de ce que le jeune a envie et besoin de dire. On ne doit pas imposer de parcours, répète le pape François. Les jeunes ont besoin de passeurs, de personnes facilitatrices, qui interpellent et deviennent des témoins de l’Évangile.
Un discernement vocationnel bien mené passe ensuite par une bonne connaissance de soi-même. Cette réflexion doit se faire dans le calme, l’ouverture et la liberté, selon le Saint-Père. Cette première étape amènera le jeune à se poser ensuite face aux autres. D’abord « qui suis-je ? », la question deviendra ensuite « pour qui suis-je ? », en aidant le jeune à sortir de lui-même, à s’épanouir au service des autres. Le jeune pourra alors se mettre au service de la grâce ou du charisme donné par l’Esprit Saint. Vivre sa vocation, en fait. Devenir enfant de Dieu par le baptême et ensuite s’épanouir dans le charisme que l’Esprit Saint lui aura accordé.
Le Saint-Père, au cours de son Exhortation, met l’accent sur le rôle de tous et de toutes dans l’annonce. Il ne faut donc pas seulement s’en remettre aux gens consacrés pour accueillir et accompagner les jeunes en cheminement. Les jeunes eux-mêmes, durant le Synode sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel de 2019, ont précisé ce qu’ils attendent d’une bonne accompagnatrice ou d’un bon accompagnateur : chrétien fidèle et en chemin vers la sainteté, cette personne doit inspirer confiance, ne pas juger, accueillir avec bienveillance, respecter l’autonomie des jeunes dans leur discernement. Le pape précise : « Le rôle d’accompagnateur ne doit pas être limité aux prêtres et aux consacrés, mais les laïcs doivent être encouragés à prendre aussi part à cette mission » (no 246). Dans le cadre d’un laïcat qui se voit comme coresponsable de l’annonce évangélique, de concert avec les personnes consacrées à Dieu, cet appel à devenir accompagnateur spirituel, accompagnatrice spirituelle résonne fort. Le pape François mise sur l’implication de tous les baptisés pour former les jeunes à la foi chrétienne. Ces jeunes voudront savoir comment se situer par rapport à leur rôle en Église. Plusieurs de ces jeunes n’ont pas été baptisés, mais s’intéressent quand même à la foi en Dieu, veulent comprendre en quoi cela consiste, désirent peut-être devenir membre de la grande famille chrétienne et devenir enfant de Dieu par le baptême.
Vocation vient du mot latin vocare qui signifie appeler. Qu’entend le Saint-Père par le mot vocation ? Il le présente au sens large comme un appel de Dieu. Un appel à la sainteté, d’abord. On l’a vu plus haut, l’Église propose de nouveaux saints chaque année, pour inspirer le Peuple de Dieu par des modèles contemporains. Le Concile Vatican II, dans sa Constitution Lumen Gentium, énonce que « tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur condition et leur état de vie, sont appelés par Dieu, chacun dans sa route, à une sainteté dont la perfection est celle même du Père » (no 11).
Pour le pape François, le discernement fondamental du jeune en cheminement est le suivant : veut-il devenir l’ami de Dieu et faire partie de son histoire d’amour ? Cette amitié passe par un choix délibéré, celui d’accepter la main tendue du Christ, dans son amour universel et son amitié. Ce choix amènera le jeune à vivre sa vie en tentant de suivre au plus près l’enseignement du Christ, l’amour de soi et d’autrui, la foi, l’espérance dans l’avènement du Royaume de Dieu, la charité. Il sera pour les autres, au service de la Bonne Nouvelle et de son prochain. Ce concept de l’amitié avec le Christ rejoint une approche plus horizontale de l’enseignement pastoral, loin des formations plus encadrées et verticales. Les valeurs du jeune lui serviront de guide dans son amitié avec Dieu. C’est pourquoi le pape François insiste sur le fait que toute pastorale est vocationnelle et doit idéalement amener le jeune à trouver sa propre place dans l’Église.
L’Exhortation apostolique présente l’amour comme appel fondamental pour les jeunes. D’abord dans leur famille, idéalement. Toutes les familles ne sont pas fonctionnelles, plusieurs jeunes rencontrent des obstacles et des épreuves dans leur milieu familial. Il ne faut jamais oublier cependant que fondamentalement, si un lien d’attachement s’est formé très tôt dans la vie du jeune envers les membres de sa famille, l’amour demeurera. C’est un premier modèle pour trouver ensuite l’amour de Dieu dans sa vie. Le fait que le modèle traditionnel de la famille nucléaire stable soit de moins en moins standard permet l’éclosion d’autres modèles. La recherche de l’amour est toujours là.
Les jeunes, de par leur instinct de vie, cherchent souvent une personne avec laquelle bâtir une union solide, fonder une famille. Cette recherche d’amour humain préfigure celle de la recherche et du désir de sentir l’amour du Christ. Les valeurs de constance, de dialogue, de respect, de service, ce sont les grâces données par Dieu dans un mariage chrétien. Le support de la foi enrichit le mariage par sa communion avec les valeurs évangéliques. C’est dans ce contexte que l’on peut dire que la famille est à l’origine de toutes les vocations. C’est le cadre dans lequel grandissent et s’épanouissent les appels de Dieu.
Mais, rappelle le pape, il ne faut pas perdre confiance dans le Seigneur, qui appellera toujours au sacerdoce et à la vie religieuse. C’est une autre forme de l’amour, un amour tourné vers Dieu. Il importe donc de proposer aux jeunes ce chemin. « Dans le discernement d’une vocation, il ne faut pas exclure la possibilité de se consacrer à Dieu dans le sacerdoce, dans la vie religieuse ou dans d’autres formes de consécration. Pourquoi l’exclure ? » (no 276)
Au numéro 267, le pape François rappelle cependant que ce n’est pas tout le monde qui est appelé au mariage ou à la vie consacrée. La première vocation sera toujours la vocation baptismale, celle de devenir enfant de Dieu et de propager les valeurs évangéliques. C’est à l’intérieur de cette première vocation que se dessineront les divers appels. Outre le mariage, le sacerdoce, la vocation religieuse, la vocation peut prendre d’autres chemins : laïques membres de familles charismiques, vierges et veuves consacrées, célibat, diaconat permanent, agente ou agent de pastorale… Dieu nous connaît par notre nom et nous aime. Le grand théologien et nouveau docteur de l’Église John Henry Newman a écrit : « Nous ne sommes pas appelés une fois, mais beaucoup de fois. Tout au long de notre vie, le Christ nous appelle. Il nous appelle toujours plus avant, de grâce en grâce, de sainteté en sainteté ».
Dans ces trois derniers chapitres de son Exhortation apostolique, le pape François place une approche de l’appel vocationnel et de la pastorale des vocations sous le signe de l’amitié avec le Christ. Au-delà des dogmes et des leçons théologiques, il désire voir fleurir des valeurs humaines universelles, comme l’amitié et l’amour et les traduire en un élan vers Dieu. Son approche horizontale, de concert avec les jeunes plutôt qu’au-dessus d’eux, en fait un pape qui comprend les nouvelles façons de fonctionner en société et respecte l’individualité de tous ceux qui cheminent en vocation. Plutôt que comme un maître, Jésus est ici présenté comme quelqu’un qui invite, quelqu’un qui attend qu’on lui ouvre la porte et qu’on le laisse entrer dans les cœurs et les âmes.
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