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COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES
Les membres d’une communauté sont réunis au nom de Jésus-Christ. Ils vivent ensemble (les membres ne se choisissent pas) selon le rythme structuré par la prière et les différents engagements et services communs. La dimension communautaire est importante, car elle témoigne de l’appartenance à une véritable famille religieuse. Pour la plupart, les membres font des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance. Il existe divers genres de communautés : apostoliques, contemplatives, nouvelles. Leur participation à la mission de l’Église se réalise selon le charisme propre à chaque communauté.
Qu’est-ce qu’un charisme?
Saint Paul, dans sa Première Lettre aux Corinthiens, a développé la théologie des charismes, selon laquelle l’Esprit « accorde à chacun des dons personnels divers, comme il veut, en vue du bien de tous ». Chaque communauté religieuse incarne donc un charisme spécifique et chacun, chacune de ses membres agit pour le bien commun en respectant les lignes directrices conçues par le fondateur ou la fondatrice. Des communautés religieuses peuvent avoir des charismes semblables mais avec quelques traits d’application, de sensibilité ou d’histoire particuliers: le charisme d’une communauté lui appartient et il fait sa personnalité.
Pour consacrer totalement leur vie à Dieu, les religieux professent solennellement leur engagement en faisant des vœux. Pauvreté, obéissance et chasteté sont les plus connus : ils ne sont ni les seuls ni les plus anciens.
Lire l'article d'Aleteia du 26 août 2022 en ligne : Quels vœux prononce-t-on lorsqu’on devient religieux ?
Chaque communauté a son charisme, on l’a vu. La spiritualité de chacune teinte les agissements de ses membres. Souriez en regardant ce diaporama humoristique sur ces questions.
Les Sociétés de vie apostolique, bien que semblables, ne sont pas des instituts religieux. Leurs membres font publiquement des promesses ou des engagements (et non pas des voeux), la plupart du temps selon les conseils évangéliques (pauvreté, chasteté dans le célibat et obéissance). Leurs membres vivent en communauté ou selon les besoins de la mission. Les membres de Sociétés de vie apostolique collaborent aux besoins de leur mission particulière.
Les prêtres membres de Sociétés de vie apostolique sont incardinés au sein de leur Société, ou incardinés dans leur diocèse à titre de prêtre diocésain et « prêtés » par leur évêque respectif à la Société.
Beaucoup de Sociétés ont pour apostolat la formation des prêtres ou la mission à l'étranger.
Certaines Sociétés intègrent des laïques associé·e·s à leur mission, parfois comme membres à part entière.
Au Québec, la Société des Missionnaires des Saints-Apôtres ou la Société des Missions Étrangères sont des exemples de Sociétés de vie apostolique.
On appelle « apostoliques » les communautés d’hommes ou de femmes qui vivent en groupes insérés dans le monde et qui mettent leur vie au service des autres. Les membres de ces communautés exercent une profession ou un métier et participent ainsi à la vie de la société. Ils ou elles peuvent œuvrer dans le domaine de la santé, de l’éducation, en service social, selon les besoins de leurs milieux.
Les membres vivent en communauté afin de traduire l’amour de Dieu. Leur manière de vivre s’inspire d’une spiritualité et d’une Règle de vie choisies par leur fondateur ou fondatrice et approuvée par l’Église.
Leur travail et le rythme de leur vie sont balisés par la vie fraternelle, la vie spirituelle qui se traduit par l’oraison, la prière de l’Office divin et diverses formes de ressourcement.
Voici un article qui répond à cette question.
Après avoir discerné leur appel, les postulants sont accueillis dans la communauté pour une période d’initiation (formation) qui leur permet d’approfondir leur appel et de vérifier leur capacité à s’engager dans cette forme de vie. Ils vont alors prononcer des vœux temporaires puis, perpétuels.
Pour en savoir plus sur le noviciat chez les Jésuites.
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Lire l'article en ligne sur Aleteia
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Lire l'article dans la revue Pastorale Québec
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Les communautés contemplatives centrent leur vie autour de la prière, le silence, le recueillement. Leurs membres vivent dans des abbayes, des monastères, des couvents. Ils y passeront toute leur vie, avec les mêmes compagnes, compagnons.
Selon un rite immuable, les moines ou moniales consacrent plusieurs heures par jour à la prière - personnelle et communautaire – : liturgie eucharistique, oraison, office divin, lecture spirituelle. Leur vie communautaire s’exprime par des services internes, des temps d’échanges spirituels et des moments de récréation – ce dernier point peut varier d’un monastère à l’autre, compte tenu de leur histoire et des exigences qui leur sont propres. Plusieurs spiritualités contemplatives se côtoient : Bénédictins, Franciscains, Clarisses, Carmélites…
Les moines et les moniales font certains travaux qui leur permettent de gagner leur vie. Par exemple, il n’est pas rare qu’ils maintiennent une « hôtellerie » pour accueillir des personnes qui veulent y vivre un temps de retraite ou de repos; certains monastères confectionnent des vêtements liturgiques, des icônes ou encore divers articles d’artisanat et même des biscuits. Ce travail des moines et moniales assure un petit revenu à la communauté.
D'abord, il y a la rencontre avec la communauté monastique.
Si elle nous accepte pour un temps de cheminement et de discernement, voici les étapes officielles pour intégrer la communauté :
Pour en apprendre davantage.
Cliquez pour lire l'article dans Aletia
Découvrez cet article de l'Oeuvre des vocations du diocèse de l'Ile-de-France
Vivre la fraternité au quotidien : les conseils de saint Benoît
Cliquez ici pour lire l'article complet dans la vie.fr
Oui, c'est possible de rencontre sa famille. Selon les coutumes de son monastère, il est possible d'accueillir des membres de sa famille sur place. Exceptionnellement, il est possible de rejoindre sa famille pour un temps limité.
L’oblature est l’acte d’engagement d’une personne désirant devenir oblate. Le terme « oblat » dérive du latin oblatus, qui signifie « offert ».
Par son engagement personnel, l’oblat ou l’oblate entre dans une famille monastique pour en partager les fruits spirituels.
Par exemple, chez les bénédictins, selon les Statuts des Oblats, approuvés par le pape saint Pie X, tout chrétien, homme, femme, laïc ou prêtre, célibataire ou marié, peut devenir oblat d’un monastère. L’oblat, l’oblate est poussé.e par le désir d’une plus grande perfection et par une affection spéciale envers l’Ordre de saint Benoît. Il ou elle s’offre à Dieu et devient membre d’une communauté monastique d’une façon réelle, mais pas au même titre que les moines.
Cette offrande n’est pas un vœu, mais signifie la volonté d’approfondir son sens et son amour de Dieu par une conversion poursuivie la vie durant.
Même si les oblats bénédictins, c’est-à-dire reliés à la Règle de saint Benoît, sont les plus connus, il en existe d’autres, tels les oblats cisterciens, prémontrés, carmélitains… chaque oblat vit selon la spiritualité de sa communauté d’attache.
Les oblats peuvent vivre au sein de leur communauté d’attache. Ils seront alors appelés oblats monastiques. Ils partagent les horaires et la vie quotidienne et de prières des moines ou moniales. Ils peuvent porter l’habit de la communauté.
Les oblats peuvent également vivre dans la société selon leur état, marié, célibataire, etc., tout en s’engageant à vivre de la spiritualité de leur communauté d’attache. On les appellera alors des oblats séculiers.
Les oblats monastiques comme les oblats séculiers ne font pas de vœux mais bien une promesse privée, renouvelable annuellement ou perpétuelle.
Plusieurs communautés et mouvements ecclésiaux ont vu le jour après le concile Vatican II. L’expression « communauté nouvelle » pour les désigner a été employée pour la première fois par le pape Jean-Paul II en 1996. Elles peuvent être de forme canonique, c’est-à-dire reproduire les modèles de communautés pré-Vatican II (hommes et femmes séparés, profession des trois vœux – chasteté, pauvreté, obéissance). Elles peuvent également prendre d’autres formes. Les communautés nouvelles représentent un faisceau de plusieurs réalités qui varient tant dans leurs formes que dans leurs exigences. Les nouvelles communautés peuvent regrouper plusieurs états de vie, et admettre dans leur milieu des prêtres, des religieux, des couples mariés, des célibataires, des familles. Elles peuvent être mixtes.
La prière, une vie fraternelle intense et joyeuse, le témoignage personnel des membres, la visibilité sociale ce leur engagement, une mission axée sur l’évangélisation, tout cela caractérise les communautés nouvelles. Certaines de ces communautés choisissent de porter un habit religieux distinctif comme moyen de se distinguer.
Pour en savoir plus, on peut lire le texte de la conférence du père Rick van Lier sur « L’émergence de nouvelles communautés religieuses dans l’Église catholique du Québec » .
Les communautés nouvelles partagent la caractéristique de porter un charisme particulier autour duquel se regroupent leurs membres.
Ainsi, la Communauté du Chemin neuf se voue à l’évangélisation. La Famille Marie-Jeunesse met de l’avant une spiritualité mariale et eucharistique et s’oriente vers les jeunes. Le charisme central des Fraternités monastiques de Jérusalem est la louange eucharistique.
Ce ne sont que quelques exemples, il y en a bien d’autres. Parcourir les sites des communautés nouvelles peut nous en apprendre beaucoup.
En prononçant ses vœux définitifs au sein de la Famille Marie-Jeunesse, Marie-Épiphanie Kayange-Kirombo s'est sentie entourée par sa famille et enveloppée par l'amour de Dieu
Petit frère Marie-Jonathan Lavoie est le plus jeune prêtre dans la région.
Il est un moine vivant au monastère du Cœur de Jésus à Chicoutimi
Cheminer avec la lumière véritable avec frère Pierre-Benoît des Fraternités monastiques de Jérusalem à Montréal
Le désir de répondre à l'appel du Seigneur avec soeur Arlette des Fraternités monastiques de Jérusalem à Montréal
Petite sœur Anne Friquegnon et petit frère Jean-François Vacher partagent leur témoignage suite à leur engagement dans la Famille Myriam Beth'léhem
Soeur Myriam partage la joie de trouver sa vocation.
Entre canot à glace et sa vie de prêtre, le père Brice Petitjean nous dévoile sa double vie
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