Goto main content

devient

FESTIVITÉS DU 40e ANNIVERSAIRE DE FONDATION

VIVANT AU COEUR DU MONDE HIER, AUJOURD'HUI, DEMAIN

Le Centre PRI, devenu Carrefour intervocationnel, souligne ses 40 ans d'existence en 2022.

Le thème retenu des festivités est :

Vivant au coeur du monde hier, aujourd'hui, demain

 

L'équipe du Carrefour intervocationnel invite les gens à célébrer avec nous cet anniversaire en participant à différentes activités en 2022-2023:

  • concours de chant et de prière (janvier à avril 2022)
  • activité d'ouverture le 4 juin 2022 avec célébration eucharistique, repas festif et panel : L'avenir de la vie consacrée et des vocations
  • assemblée générale annuelle (début octobre 2022)
  • ressourcement ayant pour thème Découvrir ses racines pour mieux donner son fruit le 12 novembre à Montréal et le 19 novembre à Québec (détails à venir)
  • des pèlerinages vocationnels qui seront précisés au courant de l'année

 

Tous sont invités à participer à nos activités :

  • Familles
  • Jeunes et moins jeunes (13 à 113 ans)
  • Membres des communautés religieuses
  • Personnes consacrées
  • Ministres ordonnés
  • Laïques associés
  • Tout baptisé

Je partage dans mes réseaux :

CO-PRÉSIDENTS D'HONNEUR

L'équipe du Carrefour intervocationnel est fière de compter sur deux coprésidents d'honneur du 40e anniversaire de fondation. Les deux coprésidents sont les portes-paroles officiels des festivités du 40e.

Invitation des coprésidents d'honneur des festivités du 40e

Partenaire dans la mission,

Inspirée par l’Esprit Saint il y a maintenant 40 ans, Suzanne Laflèche, sœur de la Charité du Bon-Pasteur, a osé rassembler les communautés religieuses afin d’offrir une Présence Religieuse Intercommunautaire auprès des jeunes. Dans cet acte prophétique, elle a offert l’une des premières occasions aux communautés d’apprendre à se connaître et à se concerter en pastorale vocationnelle pour travailler à la vigne du Seigneur.

Au fil du temps, Présence Religieuse Intercommunautaire, de son petit nom Centre PRI, a connu plusieurs transformations : changements de nom (Centre vocationnel, aujourd’hui Carrefour intervocationnel), des déménagements, des missions renouvelées.

Aujourd’hui encore, le Carrefour intervocationnel est plus déterminé que jamais à poursuivre ses efforts en pastorale vocationnelle pour le développement d’une culture de l’appel avec le même prophétisme qui animait sœur Suzanne Laflèche et l’équipe fondatrice en 1982.

Nous sommes heureux, en tant que co-présidente et co-président d’honneur des festivités du 40e anniversaire de fondation du Carrefour intervocationnel de vous inviter à célébrer ce jubilé avec nous, le Conseil d’administration et le personnel de cet organisme incontournable dans la culture de l’appel au Québec.

Au plaisir de souligner avec vous les festivités ayant pour thème Vivant au cœur du monde hier, aujourd’hui, demain.

Chantal Jodoin
Crédit photo : gracieuseté

Madame Chantal Jodoin

Première directrice laïque du Centre PRI (2011-2018)

P. Claude Grou, c.s.c., crédit photo : Maxime Boisvert
Crédit photo : Maxime Boisvert

Père Claude Grou, c.s.c.

Congrégation de Sainte-Croix

Ancien supérieur général de sa communauté (1986 - 1998)
Ancien recteur de l'Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal (2005-2020)

COMITÉ 40e

La réussite des activités du 40e est le fruit de la collaboration de nombreuses personnes qui se sont généreusement engagées. Nous tenions à les remercier chaleureusement.

Les membres du Conseil d'administration.

Les membres du Comité 40e, qui se sont réunis plus d'une dizaine de fois depuis janvier 2021:

  • Père Claude Grou, c.s.c.
  • Madame Chantal Jodoin
  • Soeur Marie Éméline, s.p.
  • Soeur Josette Tremblay, r.b.p.
  • Père Luis Luna Berrera, m.s.a.
  • Père Robert Berger, c.j.m.
  • Soeur Carmen Bizier, p.f.s.f.
  • Soeur Charles Jouberte, s.c.r.

Des personnes qui ont consacré de leur temps de manière ponctuelle :

  • Soeur Marie-Claire Bourbonnais, r.h.s.j.
  • Soeur Madeleine Rochette, c.n.d.

MERCI À NOS COMMANDITAIRES

De nombreuses communautés religieuses nous soutiennent pour la réalisation de nos activités du 40e anniversaire. Nous tenons à souligner leur contribution financière.

Commanditaire principal

Religieuses de Jésus-Marie

Pour la production et diffusion du chant du 40e

Grand commanditaire

Abbaye Val Notre-Dame

Pour les prix remis aux gagnants des concours de prière et de chant

Commanditaires

 

  • Congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur
  • Congrégation des Petites Filles de Saint-François
  • Disciples du Divin Maître
  • Filles de Marie-de-l'Assomption
  • Filles du Cœur de Marie
  • Filles Réparatrices du Divin Coeur
  • Franciscaines Missionnaires de l'Immaculée-Conception
  • Franciscaines Missionnaires de Marie
  • Fraternités des Moines et des Moniales du Coeur de Jésus
  • Frères de la Charité
  • Frères des Écoles Chrétiennes 
  • Frères Maristes
  • Institut Notre-Dame de Vie
  • Institut Notre-Dame du Bon Conseil de Montréal
  • Petites Franciscaines de Marie
  • Recluses Missionnaires
  • Rédemptoristines
  • Religieuses de Jésus-Marie
  • Société des Missionnaires des Saints-Apôtres
  • Société des Missions-Étrangères 
  • Société du Christ Seigneur
  • Soeurs de Charité de Québec
  • Soeurs de la Charité de Sainte-Marie
  • Soeurs de la Charité de Saint-Louis du Québec
  • Soeurs de la Résurrection
  • Soeurs de Sainte-Anne
  • Soeurs de Sainte-Croix
  • Soeurs de Saint-François-d'Assise
  • Soeurs Maristes
  • Trinitaires

ACTIVITÉ D'OUVERTURE

LE 4 JUIN 2022

Les textes manquants et les vidéos de l'événement seront disponibles cet automne après le travail d'édition et les vacances estivales.

Chantal Jodoin

Mme Chantal Jodoin
Co-présidente d'honneur du 40e

Allocution de Chantal Jodoin, co-présidente d'honneur du 40e (texte)

Bonjour !

Que ça fait du bien de nous retrouver non ?

Et quoi de mieux que l’ouverture des festivités du quarantième anniversaire du Carrefour intervocationnel pour provoquer cette rencontre. Merci d’être si nombreux à avoir répondu à cette invitation. Merci aux personnes qui viennent de Montréal, de Québec et des autres régions du Québec ainsi que de l’Est ontarien, et qui avez fait la route jusqu’ici, au Sanctuaire Notre-Dame-du Cap de Trois-Rivières, afin de permettre ces retrouvailles.

Je me présente, pour celles et ceux que je n’aurai pas eu la chance de rencontrer par le passé, je me nomme Chantal Jodoin et je suis l’ex…l’ex-directrice du Centre PRI, celle qui précédait François et, je suis une simple laïque.

J’insiste sur ces mots : simple laïque, car j’ai été surprise de recevoir un appel téléphonique de François me demandant si j’acceptais d’être co-présidente d’honneur des festivités du 40e du Carrefour Intervocationnel. Ma réponse ressemblait à quelque chose comme : « Pourquoi moi ? » C’est vrai, je ne fais partie d’aucune communauté religieuse ou institut de vie consacrée, je n’ai fait aucun vœu, bref je considérais que je n’entrais pas dans la catégorie « avoir répondu à un appel ».
Et là, François a sorti l’argument massue : tu as répondu à l’appel baptismal.  
Et vlan… avec cette réplique, que répondre ?
C’est donc avec un immense plaisir que j’ai répondu « OUI » à cet appel d’être co-présidente d’honneur, en compagnie du Père Claude Grou, prêtre de la Congrégation des Pères de Sainte-Croix, pour souligner ces 40 années d’existence du Carrefour Intervocationnel que j’ai également connu sous le nom du Centre PRI (Présence Religieuse Intercommunautaire) et sous le nom du Centre Vocationnel.

Du ciel où je suis certaine que sœur Suzanne Laflèche, sœur de la Congrégation Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur, nous regarde, je suis convaincue qu’elle est fière de ce qu’elle voit. Quelque part, au début des années quatre-vingt, elle a osé rêver et elle a osé croire qu’il était possible de créer un lieu où différentes communautés religieuses pourraient se rencontrer, fraterniser et partager, bref s’unir pour témoigner de la vie religieuse et rencontrer des jeunes. C’est en juin 1982 que ce rêve est devenu réalité.

Quarante ans plus tard, je nous regarde et je vois que son rêve s’est bonifié. Inspiré par l’Esprit Saint, soutenu par le travail acharné de nombreux bénévoles et d’employés dévoués, le Centre PRI a osé croire que Dieu appelait toujours et que sa raison d’être était toujours d’actualité même dans un monde sécularisé et laïcisé.

Le Centre PRI a osé faire des virages importants : son conseil d’administration a osé confier sa direction à une personne laïque, il a osé sortir des limites du territoire montréalais pour embrasser les limites du territoire québécois et même de l’Est ontarien francophone, il a même osé sortir en périphérie ! Les activités mises sur pied telles que : « Au-delà des murs », « Sur les pas de nos fondateurs », les sorties aux pommes proposées aux familles de différents diocèses afin de faire connaître la vie monastique, des pèlerinages ou encore des collaborations avec d’autres organismes dont leur mission est de faire connaître une vocation particulière en Église, sont toutes nées parce que nous avons cru que c’était possible. Tous ces « oser croire » ont permis de modeler le Centre PRI à ce qu’il est aujourd’hui : le Carrefour Intervocationnel, lieu de référence en culture de l’appel, et ce, pour toutes les formes de vocation, car… Dieu appelle toujours… et Dieu s’émerveille.

Et que nous réserve demain ?
Ma mère me répondrait : « Seul Dieu sait et le diable s’en doute ».
Ce que je sais (et attention, je ne me prends aucunement pour Dieu), c’est que le Carrefour Intervocationnel est sur la bonne voie pour assurer son avenir financier.

Comme vous le savez, le Carrefour Intervocationnel est financé par ses membres. Les communautés religieuses et les instituts de vie consacrée constituent la grande majorité d’entre eux.

La réalité étant ce qu’elle est, lors de mon passage au Centre, ce défi financier pour assurer le maintien de ses activités était devenu une grande préoccupation. Une solution a émergé et il a été décidé de constituer un fond de pérennité s’élevant minimalement à deux millions de dollars. Lors de ma dernière visite du site Internet, j’ai constaté qu’il reste 41% des fonds à trouver. Plus de la moitié de l’objectif est atteint ! C’est une bonne nouvelle n’est-ce pas ? Je me permets de vous remercier pour votre soutien. Merci d’oser y croire. Surtout, bravo à François et à son équipe pour tout le travail accompli.

Ce que je sais aussi, c’est qu’il y aura, dans les prochaines années, un défi de taille à relever.
J’ai le goût de m’amuser un peu avec vous pour que nous le découvrions ensemble.
Dites-moi, si je vous pose la question suivante : « Qui est arrivé en premier ? L’œuf ou la poule ? Que me répondez-vous ? »
Et, si nous nous référons à notre contexte ecclésial, à quoi pouvons-nous identifier l’œuf et la poule ?

C’est sûr qu’un des deux est la culture de l’appel, mais l’autre, c’est quoi ?
L’ÉVANGÉLISATION.

À mon humble avis, il est là le défi concernant l’avenir de la Culture de l’appel au Québec et indirectement ce défi aura des conséquences sur l’avenir du Carrefour intervocationnel.

Mes quatre dernières années de travail et d’expérience en Église me font affirmer que, si on ne remet pas sérieusement en question notre façon d’évangéliser dans les paroisses, c’est-à-dire d’être un lieu où on dispense des services à la demande comme le baptême, la confirmation, le mariage, les funérailles, l’avenir vocationnel au Québec est presque voué à un échec. Nous devons repenser nos façons d’accompagner afin de proposer un véritable cheminement dans la foi, permettant de faire LA rencontre de Jésus ressuscité via une véritable expérience d’Église (Église avec un grand E), sans quoi l'avenir vocationnel sera encore moins florissant qu’aujourd’hui.

Je pense que je n’ai pas besoin de vous convaincre. Si vous avez répondu oui à la forme de vie consacrée à laquelle vous avez été appelée, c’est parce que vous avez expérimenté cette rencontre. C’est celle-ci qui a fait germer en vous l’idée d’être peut-être appelé à embrasser une forme de vocation en Église. Vous avez osé y croire et vous avez osé discerner, comme les personnes autour de vous et celles qui vous ont précédées.

Ce que je vous dis, ce n’est pourtant pas nouveau. Il y a quelques années, le terme « Nouvelle Évangélisation » était sur toutes les lèvres. Pourtant, rien n’a changé, et cette pandémie que nous vivons depuis deux ans, n’a fait que précariser nos milieux et nos paroisses davantage. Devons-nous lancer la serviette ?
Comme le dit si bien notre chant thème pour nos festivités :
« Osons croire », osons croire que l’on peut.

Oui, c’est possible de changer nos façons d’évangéliser au Québec et cela existe.  Personnellement, j’ai mis les pieds dans une paroisse qui avait osé ce virage. Je l’ai découverte d’une drôle de façon et j’ose croire que c’est un clin d’œil d’en haut, qui est arrivé juste à point, car je dois avouer que j’étais sur le point d’abandonner la pratique dominicale.

Un jour du mois d’août dernier, j’ai reçu un appel d’un curé d’une paroisse du diocèse de Montréal que je connaissais vaguement, car je m’occupais de la comptabilité d’une autre de ses paroisses. Il m’appelait au secours parce que son autre comptable venait de faire un AVC et c’était grave, le comptable ne reviendrait pas à sa tâche et il cherchait quelqu’un d’urgence. Bref, j’ai dit oui.

À force de me rendre sur place, on apprend à se connaître et je finis par lui avouer que j’ai bien de la misère à me motiver pour aller vivre une messe du dimanche. Bien entendu, il me vante la sienne. J’écoute, sans plus. Je demeure quand même dans le nord de Laval (Fabreville) et cette paroisse est dans le Nouveau Rosemont (rue St-Zotique, près de Viau). Il faut donc être motivé pour y aller, et je ne le suis pas trop. Quelques semaines plus tard, il réitère l’invitation. Encore une fois, je me laisse convaincre. Et là, surprise !

C’est la première fois depuis fort longtemps qu’on me salue quand je franchis les portes d’une église. Dans le chœur, comble de modernisme, il y a un soutien visuel : des télés, pour projeter les chants et les grandes lignes de l’homélie. Et le chant ! Enfin quelque chose qui est accessible pour tous, intériorisant et où on invite les gens à chanter. La communauté se met même à frapper des mains pour battre la mesure pour certains chants. Elle ose exprimer sa joie !

Que dire de l’homélie, ma foi, intéressante ! Avec des notions bibliques pour nous mettre en contexte et trouver le sens révolutionnaire de l’époque. Après cette explication, l’enseignement est remis dans le contexte d’aujourd’hui et le prêtre nous interpelle : que dois-tu faire de cette lecture évangélique pour être un témoin vivant de ta rencontre de ce Jésus ressuscité dans ta vie quotidienne ?  

Surprise extrême, après trois visites (bien oui, j’y suis retournée !), des personnes me saluent et prononcent mon prénom ! Wow !

Je vous raconte tout cela et j’ai appris la semaine dernière que plusieurs d’entre vous la connaissent cette paroisse.

L’abbé Patrice Bergeron était venu, avec son équipe pastorale de la paroisse de Saint-Bonaventure, vous présenter le changement qu’il avait initié et osé entreprendre lors d’une journée de ressourcement qui avait eu lieu chez les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, quelque part à l’automne 2019. Cela fait quatre ans qu’il a osé ce changement et cela donne des fruits.

Je n’ai jamais vu autant de monde à la messe du dimanche, et attention, de tous les âges. À la Veillée Pascale, il y a eu dix (10) baptêmes dont six (6) adultes qui se sont convertis après avoir cheminé via un parcours Alpha. Ce printemps, un Alpha ados a été vécu. 17 jeunes se rendaient à la paroisse tous les vendredis soirs, et ce, pendant 11 semaines, pour vivre cette rencontre. J’ai même appris que deux de ces jeunes partaient de Boucherville, en autobus, à toutes les semaines pour s’y rendre.


Patrice m’a dit la semaine dernière :
« Je ne sais pas si nos changements vont susciter des vocations, mais un jeune de 7 ans est venu me voir, il m’a regardé dans les yeux et il m’a dit : ‘Moi aussi, je veux devenir prêtre plus tard !’ »

Alors, osons croire, mais surtout, osons changer nos façons d’être et de faire Église, car Dieu appelle et Dieu appellera encore demain. Or, avant tout, Dieu a d’abord besoin de nous pour oser le faire connaître.

Bon quarantième et longue vie au Carrefour Intervocationnel !


                        
Mme Chantal Jodoin
Coprésidente d’honneur du 40e anniversaire de fondation
Secrétaire du Centre PRI de 2009 à 2011
Directrice générale du Centre PRI de 2011 à 2018

Allocution de Chantal Jodoin, co-présidente d'honneur du 40e (pdf)

Claude Grou, c.s.c.

Père Claude Grou, c.s.c.
Co-président d'honneur du 40e

Allocution de père Claude Grou, co-président d'honneur du 40e (texte)

Texte à venir

Homélie de père Claude Grou, co-président d'honneur du 40e (texte)

Vous êtes invités à prier avec les textes de la messe avant la lecture de l’homélie.
Première lecture : Joël 3, 1-5a
Psaume : 56 (57), 8-12
Deuxième lecture : Première lettre de saint Pierre Apôtre 4, 7b-11
Évangile : Luc 10, 38-42

 

 

Frères et sœurs,

Nous sommes réunis aujourd’hui pour souligner les quarante années d’effort d’un grand nombre de communautés religieuses qui ont choisi de répondre ensemble à l’appel du Seigneur qui nous invite à marcher ensemble dans la foi, l’amour et l’espérance.  Nos communautés religieuses, nos instituts de vie consacrée choisissaient de relever ensemble le défi de garder vivant le précieux témoignage d’hommes et de femmes qui choisissent de consacrer leur vie à la prière et au service du Seigneur.

Les lectures que nous venons d’entendre nous proposent de regarder sous trois angles différents l’appel du Seigneur.

Les toutes premières paroles tirées du prophète Joël nous apportent cette promesse du Dieu d’Israël « je répandrai mon Esprit en ces jours-là ». Le peuple d’Israël a vécu des moments sombres. Le peuple avait connu l’exil, la souffrance et l’humiliation et voilà que le Seigneur assure le peuple de sa présence. Mais il faut mettre son espoir vers le Seigneur, dans ce beau rêve d’un jour nouveau, jeunes et vieux avanceront ensemble « vos anciens seront instruits par des songes, vos jeunes gens par des visions ». Cette promesse de Dieu qui est aussi une invitation touche le peuple tout entier. Il dit « je répandrai mon esprit sur tout être de chair ».

Déjà ce beau texte nous invite à voir que l’appel de Dieu est en premier lieu un appel pour toute la communauté. « Je serai votre Dieu et vous serez mon peuple » et ce peuple est appelé à être la lumière qui éclaire les nations. Tout baptisé a reçu cet esprit de Dieu et l’appel à être témoin du Christ ressuscité. L’appel du Seigneur n’est donc pas réservé à quelques personnes, et cet appel global que nous avons tous reçu s’exprimera tout au cours de notre vie dans des invitations plus précises.  Travaillé à l’éveil vocationnel c’est donc en premier lieu aider chaque chrétien à découvrir sa vocation en Église. Mais notre travail, c’est aussi de rendre présente à notre société la grandeur d’une vie plus explicitement consacrée à la prière et au service du Seigneur.

L’Évangile nous présente une situation concrète en nous parlant de deux femmes, amies de Jésus, qui montre leur amour pour lui de deux manières différentes. Marthe et Marie avaient sans doute depuis longtemps accueilli Jésus dans leur maison, elles avaient vu en lui un prophète, un messager de Dieu et elle l’accueillait, chacune sans doute à sa façon. Marthe voulait montrer son amour pour Jésus en cherchant à répondre à ses besoins. Quand Jésus arrivait fatigué après une longue marche, elle s’empressait de lui préparer un bon repas. Marie, plus attentive, cherchait plutôt à l’écouter. Cette page de la vie de Jésus nous invite à regarder comment nous accueillons l’appel de Jésus, mais aussi comment nous nous réjouissons de la diversité de nos réponses.  La réponse de Jésus nous invite à voir que notre réponse au Seigneur doit toujours se faire en réponse à une écoute attentive. Marie avait compris l’importance de prendre le temps pour se mettre à l'écoute.

La première lettre de Pierre nous invite à replacer l’appel de Dieu dans le cadre de la communauté chrétienne. Dès le début, il propose le fondement de tout : « Ayez entre vous une charité intense ». Avant même de regarder les vocations particulières de chaque membre de la communauté, il y a cet appel commun, cette vocation fondamentale de toute personne qui se met à la suite de Jésus. Quel que soit notre appel particulier, nous avons à le situer dans ce contexte d’une charité intense, un engagement profond, intense, à mettre l’amour de l’autre au cœur de nos vies.

Après avoir affirmé cette règle fondamentale, la lettre de Pierre se tourne maintenant vers ce qui est particulier à chaque personne, nous avons tous reçu des dons de Dieu, des talents, des dispositions qui nous orientent vers des formes de services particuliers. Certains dons sont particulièrement visibles comme par exemple quelqu’un qui a un don artistique très poussé, une facilité pour la musique pour le chant. D’autres dons seront plus discrets, comme la personne qui a un don pour se mettre à l’écoute des autres, pour consoler ceux qui pleurent, pour aider des personnes en difficulté. Nous devons être fiers de ces dons, mais toujours nous souvenir que ce sont des dons donnés par Dieu, pour le service des autres.  Il nous faut bien saisir que nos dons sont reçus de Dieu et qu’ils sont là pour le service des autres.

Notre vocation consiste donc à demeurer à l’écoute du Seigneur et à mettre les dons que nous avons reçus au service des autres.  Il me semble cependant que si certains dons reçus de Dieu, sont présents au point de départ, d’autres se révéleront tout au long de notre vie.

Répondre à l’appel du Seigneur.  Dans la prière des laudes chaque matin nous disons « aujourd’hui ne fermez pas votre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur ».  La vie de saint frère André comme celle de biens d’autres saints, la vie des fondateurs et fondatrices de nos instituts montrent justement ce dynamisme d’un appel qui se réalise dans une ouverture quotidienne à répondre à la voix du Seigneur.  Saint frère André ne se doutait certainement pas, quant à 35 ans il est devenu frère de Sainte-Croix, que bientôt il obtiendrait par sa prière des guérisons et bien d’autres faveurs, il ne savait pas non plus qu’un jour il serait l’instrument qui permettrait d’ériger ce grand sanctuaire en l’honneur de saint Joseph.  Mais il ne fermait pas son cœur et chaque jour il écoutait la voix du Seigneur.

Il y a quarante ans, des religieuses et des religieux se sont dit, aujourd’hui, le Seigneur nous invite à travailler ensemble pour être une présence forte dans notre Église et dans notre société.  Depuis ce temps des hommes et des femmes ont travaillé ensemble en cherchant à présenter aux jeunes générations un visage renouvelé de la vie consacrée.

Aujourd’hui, nous tournons notre regard vers l’avenir. Nous savons que des gens de tout âge cherchent encore comment répondre à l’appel du Seigneur et nous voulons travailler ensemble pour que les Marthes et les Maries, les Pierres, les Jacques et les Jeans qui cherchent à s’engager à la suite du Seigneur puissent compter sur nous pour les accompagner.

                       
Père Claude Grou, c.s.c.
Coprésident d’honneur du 40e anniversaire de fondation

Homélie de père Claude Grou, co-président d'honneur du 40e (pdf)

S. Rollande Paris, s.g.m.

Soeur Rollande Paris, s.g.m.
Présidente du Conseil d'administration

Allocution de soeur Rollande Paris, présidente du Conseil d'administration (texte)

Quel défi! Célébrer les 40 ans, en 2022, d’une culture de l’appel pour toutes les formes de vocation, tout en demeurant bien vivantes et vivants au cœur du monde d’hier, aujourd’hui et de demain.

C’est dire que le point de départ du Centre PRI, devenu maintenant le Carrefour intervocationnel, n’a pas souffert d’anémie depuis 1982, pour donner suite à une vision-mission de sœur Suzanne Laflèche, de la Congrégation Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur. Sœur Suzanne n’a pas été cuirassée par l’indifférence vocationnelle.

L’évolution du Centre a suivi les mouvements de la société dans le vécu des réalisations positives et aussi à travers les intempéries des chemins de Galilée. Peu importe les méandres d’une quarantaine, le Centre est demeuré une référence vocationnelle pour jeunes et moins jeunes qui entendent l’appel du Seigneur ainsi que pour les personnes qui interviennent en pastorale. Elles ont puisé des informations et des outils d’accompagnement dans leur responsabilité de disciple-missionnaire, réalité si chère au Pape François.

Votre présence à cette journée festive démontre votre foi en cette pastorale, votre solidarité avec l’équipe de gestion et d’animation. Merci d’être venu-e-s le dire et le vivre ensemble, au Cap…

Au nom du Conseil d’administration, j’adresse un chaleureux merci aux deux personnes qui ont accepté la coprésidence de cet événement : madame Chantal Jodoin et père Claude Grou de la Congrégation Sainte-Croix; Je ne vais surtout pas passer sous silence notre expert musical pour le concours de chant, Robert Lebel et nos créateurs de paroles et de musique qui ont participé au concours.

Merci à toutes les personnes qui ont collaboré à l’actualisation du 40e et nous reconnaissons la grande part d’énergie déployée par le Comité organisateur, merci pour cette belle disponibilité.

Bien sûr qu’il y aura d’autres événements pour souligner cette année festive, notre site regorge de belles annonces. D’ailleurs, cet après-midi, nos panélistes nous en donneront un avant-goût.

Je vous souhaite une excellente journée et de beaux moments de « gastronomie vocationnelle ».

Si, Simon Pierre Arnould était avec nous, il s’exprimerait comme suit : « C’est au Cénacle de notre histoire que nous vivrons, la gestation de la résurrection ».

Nous sommes là pour actualiser la vie et vous y êtes à cause de votre foi en la vie.         Merci!      Goûtez bien votre journée!


                        
Sœur Rollande Paris, s.g.m.
Présidente du conseil d’administration

Allocution de soeur Rollande Paris, présidente du Conseil d'administration (pdf)

Rita Gagné, o.s.u.

Soeur Rita Gagné
ursuline

Allocution de soeur Rita Gagné, panéliste (texte)

«Voici que je fais toutes choses nouvelles» (Ap 21,5a)

«Celui qui croit…fera les œuvres que je fais

et il en fera de plus grandes» (Jn 14,12)

 

Ces paroles de Dieu des derniers dimanches, plus celles de la Visitation et celles de la Pentecôte, m’inspirent quelques propos dans la question qui nous rassemble. Dieu rappelle souvent que c’est lui qui fait toutes choses nouvelles… dans chaque temps de l’histoire, comme au temps d’Élisabeth et de Marie, femmes humainement imprévues. Son Fils, dont nous sommes corps en naissance et en croissance, donne sans compter son Souffle de ressuscité et fait, par nous, hommes en femmes ensemble, dans chaque temps de l’histoire, des « œuvres plus grandes » que celles de son court temps dans la petite Palestine. Voilà la foi qui habite mon cœur de femme, classée âgée, celle de plusieurs aîné-e-s.

 

J’ai posé la question-thème de notre rencontre : que sera l’avenir de la vie consacrée, des vocations ?

 

  • à un prédicateur au cœur d’une retraite : « on ne devrait même pas poser la question », qu’il a répondu spontanément.
  • à une laïque dans la soixantaine, engagée dans le monde : « je suis consacrée par mon baptême… et engagée avec d’autres, hommes et femmes, auprès de personnes en attente d’aide ».
  • à une religieuse octogénaire dans une RPA; « ce sera très différent… et ça l’est déjà ici…on prend soin les un-e-s des autres… au quotidien ».
  • à une un peu plus jeune dans une petite communauté de religieuses: « il faut suivre… le courant ».
  • après l’avoir posée à un groupe de religieuses en RPA : j’ai trouvé à ma porte un rouleau de papier de toilette tapissé d’un crocus sortant de neige; il fait symbole : Perce-neige et pissenlits… fidèles à renaître… parfois malgré ou contre nous.

 

De ces rencontres avec les Syméon et Anne d’aujourd’hui, nourri-e-s par la Parole et la prière, je dégage :

 

Une foi profonde

En ce Dieu des surprises qui aime notre monde et foi en sa Parole, loi d’amour inscrite à l’origine dans chaque personne et dans la création. En tout temps de l’histoire, à chaque période trouble et déroutante, Dieu a choisi et envoyé et ce fut très souvent de l’inattendu, du déroutant. Souvenons-nous des « qui aurait dit que ç’aurait été ça ?  »

 

D’où sortaient… Abraham, Moïse, David, Paul, François-d’Assise, Dominique et Benoît, Ignace de Loyola et Angèle Merici, François de Sales, Marguerite Bourgeoys,  Marguerite d’Youville; ajoutez-en; sans oublier dans les autres religions, avec leurs mystiques et martyrs.

 

Le temps de Dieu, qui se fait attendre à notre point de vue, arrive dans l’inédit, l’encore vierge (Marie), ou le déclaré stérile de l’histoire (Élisabeth) : Angèle Merici, jeune fille orpheline, a attendu le bon temps (Kairos) pendant 40 ans avant de commencer sa compagnie en 1535; mais les instituts séculiers, dont elle rêvait la formule, n’ont poussé au grand jour qu’au 20e siècle.

 

Un réalisme lucide

« Ce sera très différent, mais on ne sait pas comment », ont répondu plusieurs. « Il faut suivre le courant »  a répondu une amie! D’où viendront donc les nouvelles vocations ? Observons avec l’intelligence du cœur, dans quels contextes, religieux, familial, économique, social, culturel, sexuel, politique, spirituel, etc., sont actuellement insérés ces garçons ou filles, qui seront, demain, les surprenants choisi-e-s de Dieu ? Quelles expériences humaines vivent-ils/elles, quels rêves portent-ils/elles dans ce contexte de pandémie, guerres insensées, planète en danger, fermetures d’églises, de couvents et monastères, multiples dénonciations d’abus, assauts anti démocratiques, luttes pour la juste place de la femme, etc. ? Et nous, aîné-e-s, croyons que de ces jeunes, mystérieusement choisis et appelés, certain-e-s inventeront la forme qui conviendra à la juste incarnation de Dieu dans le bon temps ? Naîtra-t-il des fondations nouvelles greffées à une spiritualité reconnue ou des projets tout à fait neufs ? Si oui, prenons soin du présent, car elles sont déjà en couvaison dans les jeunes générations!

 

Il serait important, disait quelqu’une, d’investir aujourd’hui pour préparer des accompagnateurs et accompagnatrices spirituels, solides et sensibles aux signes de l’Esprit… capables de flairer les changements à consentir. Mon expérience de fréquentations des communautés religieuses, masculines et féminines, pendant plus de 40 ans, mon engagement dans les paroisses d’un diocèse pendant au moins les 20 ans d’après-concile, ces expériences et bien d’autres m’amènent à souhaiter que soient revisitées certaines croyances et pratiques qui ne semblent plus tenir la route. Nous sommes peut-être mûr-e-s pour accueillir le « Voici que je fais du nouveau… dont vous ne pourrez pas dire : moi je le savais » ! (Is 48, 6-7)

 

Je suggère trois lieux à questionner en nous souvenant que, depuis Abraham, nous n’avons pas à immoler la jeune génération sur l’autel de nos croyances, connaissances partielles ou rituels : les premiers chrétiens l’ont appris à leurs dépens et nous l’apprenons de la même façon !

 

1.    L’appel à suivre Jésus

Non celui du temps passé à Nazareth, mais le Jésus ressuscité « dont la force de vie […] a pénétré le monde » dit le pape François (Joie de l’Évangile, no 276).

 

Dans mon expérience d’accompagnement, j’ai plusieurs fois mis le doigt sur une certaine pauvreté spirituelle chez des appelé-e-s ; la générosité des engagements ne manquait pas dans les œuvres ni l’abondance des prières, cérémonies liturgiques ; mais des épreuves arrivent qui font appel à une qualité de vie spirituelle, au « suivre Jésus Christ » dans le concret. Heureux-se qui a pu alors rencontrer une compagne, un vrai Frère, une vraie Sœur qui lui a dit: « veux-tu on va le regarder, Lui ? », celui que nous nous sommes engagées à suivre ensemble, dans la voie de l’amour (cf. Ep 5) : cherchez à imiter Dieu comme des enfants bien-aimés… suivez la voie de l’Amour à l’exemple de Jésus-Christ. Cela s’appelle, passer du religieux au spirituel. La vie spirituelle, c’est la vie de l’amour ou en amour car :

 

L’amour est l’unique vocation inscrite comme loi de l’être en tout être humain et dans la création tout entière, comme désir universel en gémissement. Le point focal c’est que Dieu est Amour. (cf. Boulad) Un accompagnement vocationnel aide donc, en premier lieu, chaque personne à se découvrir  « née pour aimer » ; seule vocation à ne pas manquer pour rien au monde, car elle est désir divin d’accomplissement qui vient du fond de l’être fait de chair et de souffle. Essentiellement aptitude à la relation, l’Amour est Voie à suivre, Vérité de l’être, Vie féconde en d’infinies manifestations, dont l’enfant bien sûr…

 

Mais chaque personne, chaque créature, est un don unique de l’amour, nom reçu de Dieu, pour le bien de l’ensemble. Des pêcheurs appelés à le suivre, Jésus n’a pas fait des agriculteurs… il les a appelés à demeurer pêcheurs, mais d’humains au lieu de poissons. Comment, dans l’accompagnement vocationnel : aider chaque personne à découvrir le don qu’elle est, don en désir d’être conjugué à d'autres dons uniques, donc différents, pour la beauté du monde. Autant de langues d’un même feu… quoi ! L’amour est don reçu pour être passé au suivant car la source est faite pour couler.

 

« Si tu veux, suis-moi », dit Jésus à un jeune en recherche de plus, ou encore, comme dernière parole à Pierre, un habitué à le suivre qui ne sait pas encore tout de l’Amour : « Toi, suis-moi ». Cette parole d’invitation ou de rappel, est toujours sur les ondes pour être entendue, écoutée et vécue par toute personne… Pourquoi ? Parce que Jésus est venu vivre en plénitude la vocation d’amour, et, vivant, il est tête du Corps que nous formons avec la Création tout entière. Il est, pour toute créature, Amour, i.e. Voie, Vérité et Vie qui se fait chair de notre chair. Et « il révèle pleinement l’homme à lui-même » (cf. Jean-Paul II).

 

Je ne serais pas surprise que les appelé-e-s de demain, ayant découvert que l’Amour, désir d’infini, est promesse vraiment garantie par Dieu seul, hésitent à engager leur croissance en Amour dans un environnement perpétuel. En fait, une seule certitude nous est donnée: nous pouvons devenir des ex-conjoints, des ex-religieux-ses ou ex-prêtres, ex-ceci ou cela, nous ne serons jamais des ex- aimé-e-s de Dieu ! Ce que nous croyions être le lieu où nous pensions pouvoir aimer le mieux n’est peut-être pas nécessairement le lieu de toujours. Important dans l’accompagnement des personnes… qui sont en route.

 

2.    Vie communautaire vs vie commune

L’engagement à suivre Jésus-Christ dans la voie de l’amour, Voie, Vérité et Vie, dans la vie dite consacrée a longtemps été identifié à la vie communautaire sous la modalité de la vie commune. Mais le baptême est déjà consécration de chaque personne à suivre Jésus-Christ dans une communauté de frères et de sœurs.

 

J’ai été heureusement engagée dans le mouvement des communautés de base avec Max Delespesse, nourrie par son classique : « Cette communauté qu’on appelle Église » ; j’ai découvert cette réalité, oubliée à la suite de Constantin, mais sauvée par les communautés religieuses, comme disait Max : la vie chrétienne est essentiellement communautaire, car l’amour est aptitude à la relation. Il était devenu urgent de la « rendre », i.e. la redonner à toute l’Église. Un mouvement en ce sens amorcé par Vatican, iI est loin d’être réalisé. Vivre la communauté, ça réfère encore souvent aux Sœurs et aux Frères qui vivent en vie commune.

 

Ce qui laisse entendre qu’il est et qu’il sera très important, à mon humble avis, de discerner, et sérieusement, si une personne appelée à consacrer sa vie pour aimer « à la Jésus-Christ », est aussi appelée à s’engager dans la vie à sa suite, essentiellement communautaire, sous la modalité de la vie commune ou non car les deux choix sont des modalités d’appel à suivre Jésus-Christ, et l’une n’est pas supérieure à l’autre. Quand je suis entrée au Couvent, la vie commune faisait partie d’un « package deal » de la vocation dite religieuse; et on ne parlait pas beaucoup du célibat dans le monde comme vocation. On me disait au noviciat que la vie commune avait remplacé la grâce du martyre! Mais certaines personnes généreusement engagées dans la vie religieuse n’étaient pas appelées, j’en suis convaincue, à la vie commune.

 

J’ose même proposer que, pour qui est appelé à vivre la vie consacrée sous la modalité de la vie commune, il y ait un quatrième engagement, mutuel celui-là, aussi important à marquer d’un signe concret, que celui des trois vertus dont les modalités, par vœux ou autre engagement, seront sûrement remises au parfum des nouveaux contextes : engagement mutuel à nourrir, soigner et guérir, la relation entre nous, le lien de l’Esprit qui nous tient ensemble, et créer ainsi un atmosphère où il fait bon vivre et venir en visite.

 

3.    Un appel toujours sur les ondes : « Qui va prendre soin des plus démunis ? »

 

J’ai vu écrite et entendu cette question posée par une journaliste. Un coup au cœur! Plusieurs communautés religieuses connues ont déjà tout remis à l’État, et en bon état, de leur longue histoire d’engagement dans le « prendre soin des plus démunis » : hôpitaux, orphelinats, écoles, certains lieux de cultes, même des centres de spiritualité.

 

La question demeure pourtant très vive : qui va prendre soin des plus démunis dans tous les secteurs de la vie humaine, dont ceux, urgents, des dimensions écologique et spirituelle, souvent oubliées ou remises à plus tard. L’État, dans sa vision de société, est souvent timide quand il s’agit de décisions ou moyens concrets en ce qui concerne l’humanité à ras le sol. Il oublie de plus en plus que la dimension spirituelle n’est pas optionnelle, loin de là, comme écrivait l’économiste Christian Arnsperger en 2009 rêvant de l’après-capitalisme.

 

Heureusement, de petits groupes, parfois silencieux, même sans le savoir, sont présents et tiennent le phare des « petites bontés » qui gardent l’humanité debout. Ils seront les étonnés de Mt 25. J’ai le sentiment que si de nouvelles communautés de vie, modalité vie commune ou non, naissent, ce sera en sensibilité aiguë aux cris de notre temps, ceux que Dieu entend et pour lesquels il choisit et envoie. Si oui, pensons qu’elles sont présentement en gestation insoupçonnée dans les générations qui nous suivent et prenons soin… (Le paragraphe suivant, comme d’autres phrases d’ailleurs, n’a pas été donné le 4 juin, pour respecter le temps alloué.)

 

Qui, dans les Monastères et Abbayes en temps de Réforme du 16e siècle, savait que, du Pays Basque, un soldat blessé au combat, nommé Ignace, orphelin de père, serait à l’origine de la Compagnie de Jésus, qu’une jeune fille orpheline nommée Angèle Mérici, en Italie, portait en secret, et cela pendant 40 ans, le projet d’une fondation tout à fait nouvelle, qui dure encore après avoir été apparemment stoppée par Rome et avoir existé dans un mode hybride pendant quelques siècles …grâce à l’accueil autorisé de jeunes filles au cœur des cloîtres ? Fondation capable de produire une Marie de l’Incarnation, mère, veuve et première femme missionnaire parmi d’autres, fondation capable de se ré-ajuster, après Vatican II et son heureux retour aux sources, à la mission désirée par Angèle Merici : une présence dans le monde, au cœur d’une vie communautaire favorisant le « une à une » et le « toutes ensemble »…hors et/ou sous la modalité de la vie commune : Compagnie de Sainte-Ursule et Ursulines… ?

 

Credo et questions en liberté pour conclure

« Je mets mon espoir dans le Seigneur, je suis sûre de sa Parole » avons-nous souvent chanté ! Pendant ce temps d’attente que nous vivons, le cœur jamais à la retraite pour vrai, à bout d’âge et vulnérables, nous tenons bon dans l’Amour reçu, dans la foi en l’Amour et dans l’espérance que cet Amour ne manquera jamais. Nous sommes au creux de la vague de fond qui joue ses notes en sourdine. Jeunes générations qui êtes là, nous vivons du don le plus précieux qu’est l’Amour dans le même temps que vous qui, à la surface des eaux, ramez parfois dans des vents contraires. Et Jésus-Christ est le maître à bord… maître du vent qui ne déserte jamais le gouvernail !

 

Qui donc peut prédire qui seront ceux et celles que Dieu appelle et appellera pour les « toutes choses nouvelles » et qui feront, dans son Œuvre unique, des œuvres plus grandes encore ? Quel intérêt du cœur porter à la jeune génération là où elle se trouve actuellement ? Quelle présence simple, écoutante, quels liens gardons-nous avec les jeunes de nos familles, de nos milieux ? Quels jugements portons-nous sur ce monde dans lequel les jeunes sont, sans l’avoir choisi, partie prenante ? L’aimons-nous comme Dieu l’aime ? Quoi investir pour préparer des accompagnateurs-trices spirituels ?

 

J’ai été témoin et noté beaucoup de souhaits de changements dans l’Église, synodes, études, projets, presque toujours les mêmes attentes et demandes exprimées d’une étape à l’autre. Je les relis déjà en 1974 et après. En fait, comme dans les autres domaines de la vie chrétienne, il me semble, et de plus en plus fortement, que le renouveau de la pastorale des diverses vocations dans la suite de Jésus Ressuscité, ne sera vraiment rendu possible lui aussi que si on en arrive à repenser la théologie et tout ce qui en découle normalement : les sacrements, la liturgie; les ministères, la gérance, la mission, la morale etc., car tout ce qui est visible et audible est parabole qui montre, plus encore que les mots, de quelle théologie on s’inspire, se nourrit et qu’on transmet au quotidien.

 

Deux aspects me semblent urgents; ils ne vont pas l’un sans l’autre

J’ose les nommer, car j’arrive à l’âge de qui « n’a rien à perdre ».

 

La théologie sera-t-elle vraiment renouvelée sans intégrer concrètement, au plan spirituel bien réel en toute chair et qui dépasse le religieux, le fait mystérieux que « la création tout entière », comme l’affirment saint Paul et saint Jean dès le prologue de son Évangile, est le Corps du Christ en douleurs d’enfantement, non seulement une petite partie identifiée à une religion qu’on dit catholique et qui serait donc universelle! Jésus ressuscité est la tête qui attire tout de l’univers, visible et invisible, dans une naissance de chaque instant (cf Jean-Paul II). Les sacrements n’ont leur sens que s’ils demeurent des signes de l’insondable mystère de la foi qui est la réelle Présence de Dieu en toutes choses ! Imaginons les « œuvres plus grandes » et le dévoilement de la vérité tout entière que le Souffle promis par Jésus réserve pour le temps des jeunes générations.

 

Un autre aspect de la vérité à déployer pour une théologie vraiment nouvelle, au vu et au su de toute l’humanité et signe des temps selon Jean XXIII, serait d’y conjuguer l’expérience de Dieu que font les femmes depuis toujours. L’hésitation, sinon le refus justifié de mon Église, malgré les paroles du baptême, me fait mal au ventre car je crois qu’elle a déjà reçu la révélation sacrée qui pourrait la rendre tellement prophétique aujourd’hui ! Le troisième millénaire sera-t-il celui qui réalisera l’affirmation nouvelle de saint Paul aux Galates, coupée, dans les épitres suivantes, de son troisième binôme toujours en désir d’être retrouvé, désir exprimé ou crié de mille manières ? Paul affirme en effet : « Dans le Christ, il n’y a plus 1) de juifs et de gentils ou païens, [reconnu au 1er millénaire] 2) d’esclaves et d’hommes libres [au 2e millénaire] et 3) l’homme et la femme» [serait-ce pour le 3e ?].

 

La fête de la visitation à peine passée m’a amenée à espérer plus fort encore que le discours théologique, bon certes, mais pensé et transmis dans l’enseignement et les célébrations au masculin seulement, ouvre à nouveau son flan, son côté, avec et dans celui de Jésus, dit nouvel Adam, pour accueillir le vis-à-vis sans lequel il n’y a pas pleine manifestation de cette vérité que la création est à l’image de Dieu, homme et femme. Ne serait-ce pas au déploiement de cette part de vérité où peut nous mener l’Esprit selon la promesse de Jésus, pour une fécondité renouvelée et des naissances surprenantes ? Méditons cette première Pentecôte, la domestique, où deux femmes se rencontrent et tressaillent pendant que Zacharie, le responsable religieux, est isolé, devenu muet par son manque de foi. Marie, reconnue « de Dieu » par sa cousine, Marie, enceinte de la Parole à l’origine de notre avenir, Marie dont on ne louange souvent que la virginité, l’humilité et le peu de paroles, a chanté en très peu de mots, il est vrai, la plus dense page, avec celle des Béatitudes, d’une théologie encore inspirante !

 

Dire que Jésus, délinquant, a brisé les murs entre juifs et samaritains pour déclarer désormais inexistant celui, toujours tenace, entre profane et sacré, puis choisir sa première missionnaire : la femme aux cinq maris, comme plus tard, la femme de Magdala, pour annoncer sa résurrection ! Quelles grilles psychologiques seraient donc plus tenaces que les grilles de bois ou de métal ? Jésus était probablement en avant de son temps ! Ou bien, il a compté sur son Souffle de ressuscité pour conduire ceux et celles qui croiraient en son Nom vers la Vérité tout entière ! Et pour abattre, dans sa chair que nous sommes, en son temps, cet autre mur de séparation maintenu solide par la loi et ses prescriptions (cf. Ep 2,14), cela grâce au ministère de réconciliation qu’il nous a confié (cf. 2 Co 5). Comment cela se fera-t-il ? Il me semble que l’Esprit va réussir cela… au temps de Dieu… souhaitant qu’il soit celui des jeunes générations.

 

À MÉDITER

 

Saint Paul :        « Cherchez à imiter Dieu comme des enfants bien-aimés; suivez la voie de l’amour, à l’exemple de Jésus-Christ qui vous a aimés et s’est livré pour vous en s’offrant à Dieu en sacrifice d’agréable odeur » (Ep. 5, 1)

 

Saint Jean :       « Nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru. Dieu est Amour et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. Quant à nous, aimons puisque Dieu nous a aimés le premier » (1 Jn 4, 16, 19).

 

Jean-Paul II       « L’homme ne peut vivre sans amour. Il demeure pour lui-même un être incompréhensible, sa vie est privée de sens s’il ne reçoit pas la révélation de l’amour, s’il ne rencontre pas l’amour, s’il n’en fait pas l’expérience et s’il ne le fait pas sien, s’il n’y participe pas fortement. C’est pourquoi… le Christ Rédempteur révèle pleinement l’homme à lui-même ».

 

                            « Il (tout homme) doit, pour ainsi dire, entrer dans le Christ avec tout son être, il doit « s’approprier » et assimiler toute la réalité de l’Incarnation et de la Rédemption pour se retrouver soi-même. S’il laisse ce processus se réaliser profondément en lui, il produit alors des fruits non seulement d’adoration envers Dieu, mais aussi de profond émerveillement pour soi-même » (Redemptor Hominis, 1979, no 10).

 

                            « L’homme, tel qu’il est « voulu » par Dieu, « choisi » par Lui de toute éternité, appelé, destiné à la grâce et à la gloire : voilà ce qu’est « tout » homme, l’homme « le plus concret », « le plus réel »; c’est cela, l’homme dans toute la plénitude du mystère dont il est devenu participant en Jésus-Christ et dont devient participant chacun des quatre milliards d’hommes vivant sur notre planète, dès l’instant de sa conception près du cœur de sa mère » (ibid. no 13).

 

Henri Boulad :   « Ce qu’il faut, c’est de trouver le point focal, le foyer central à partir duquel tout s’illumine, tout s’éclaire, tout trouve sa place. Et ce point central c’est que DIEU EST AMOUR » dans La foi et le sens, Mediaspaul, 2014, p. 20.

Allocution de soeur Rita Gagné, panéliste (pdf)

Lourdès Varguez, r.j.m.

Soeur Lourdès Varguez
religieuse de Jésus-Marie

Allocution de soeur Lourdès Varguez Garcia, panéliste (texte)

Texte à venir

Diaporama de soeur Lourdès Varguez Garcia, panéliste (pdf)

Pf Simon Hamel, f.m.b.

Petit frère Simon Hamel, d.t.
famille Myriam Beth'léhem

Allocution de petit frère Simon Hamel, panéliste (texte)

Texte à venir

MEMBRES HONORAIRES

Depuis sa fondation, des personnes se sont généreusement offertes au Centre PRI, aujourd’hui devenu Carrefour intervocationnel.

Suite aux recommandations du Comité du 40e, le Conseil d’administration souhaite reconnaître leur contribution pour leurs divers engagements au Carrefour et par leur service à la culture de l’appel, en les nommant membres honoraires. Nous reconnaissons les services rendus et votre vie partagée avec le Centre PRI et beaucoup de personnes rencontrées. Merci pour l’exemple donné d’un amour vécu et partagé dans ce ministère de gratuité.

C’est avec joie qu'à titre de présidente du Conseil d'administration, j’ai le plaisir de vous présenter ses premiers membres honoraires, qui seront invités à nous rejoindre dans le chœur avec les offrandes et les photos de celles et ceux qui ont donné beaucoup et qui sont déjà à la table du banquet du Père éternel.


Nous en nommons 5 à titre posthume :

  • Suzanne Laflèche, sœur de la Congrégation Notre-Dame de Charité du Bon- Pasteur et fondatrice du Centre PRI.
  • Marie-Madeleine Allard, sœur de la Congrégation Notre-Dame de Charité du Bon- Pasteur, au service de l’accueil pendant de nombreuses années.
  • Claude Béliveau, des Frères de Saint-Gabriel, comptable bénévole pendant de nombreuses années.
  • Ugo Benfante, des Fils de la Charité, qui a participé à la mise en place du discernement vocationnel.
  • Constance Tremblay, de la Congrégation de Notre-Dame, trésorière et comptable dédiée.


À titre individuel :

  • Lisette Ducharme, Congrégation des Saints-Cœurs de Jésus et de Marie, qui a aidé Père Ugo à mettre en place le discernement vocationnel.
  • Cécile Gagné, de la Congrégation des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph, directrice de 1991 à 2008.
  • Claire Houde, de la Congrégation des sœurs de la Providence, qui a assumé la présidence.
  • Chantal Jodoin, première directrice laïque.
  • Jean Lemay, des Frères de l’instruction chrétienne, employé bénévole.
  • Madeleine Rochette, de la Congrégation de Notre-Dame, qui a longtemps œuvré au sein de l'organisme.

Nonobstant une absence motivée, nous nommons à titre individuel :

  • Bernard Carrière, jésuite.
  • Yves Ladouceur, frère de Saint-Gabriel.
  • Monique Lallier, sœur de Miséricorde.
  • Huguette Lavoie, sœur de Miséricorde.
Concours 40 ans ça se fête! Concours 40 ans ça se fête!

CONCOURS

40 ans, ça se fête!

Annonce des gagnants des concours

 

Le 8 mai 2022, à l'occasion de la Journée mondiale de prière pour les vocations, soeur Rollande Paris, s.g.m., Présidente du jury des concours du 40e anniversaire de fondation et Présidente du Conseil d’administration, annonce les heureux gagnants des deux concours organisés dans le cadre du 40e.

 

Lire la nouvelle

Concours de prière

Gagnant
Frère Michel Boucher, 70 ans, frère du Sacré-Cœur pour sa prière d'action de grâce intitulée Au carrefour de nos routes.

Prière
La prière a été dévoilée publiquement le 4 juin 2022, à l'occasion de l'activité d'ouverture du 40e.

Cette prière sera dite pendant toute l'année jubilaire pour lors des activités spéciales du 40e. 

Vous pouvez retirer le dernier paragraphe, spécifique au 40e anniversaire de fondation, pour l'utiliser en toute circonstance de prière vocationnelle, en précisant la source : Carrefour intervocationnel.

F. Michel Boucher, auteur de la prière, lors de la présentation de la prière à l'ouverture du 40e
F. Michel Boucher lors de la présentation de la prière à l'ouverture du 40e

Prière du 40e
Au carrefour de nos routes
par Michel Boucher

 

Jésus, au carrefour de nos routes
Tu nous appelles, béni sois-tu !
Au carrefour de nos vies, tu es de nos rencontres,
Jésus, au cœur de nos amours, tu es là, béni sois-tu !

Jésus, chemin, vérité et vie
Pour ta présence, béni sois-tu !
Pèlerins, tu marches avec nous et guides nos pas,
Jésus, au cœur de nos parcours, tu es là, béni-sois-tu !

Jésus, pain pour notre cœur
Pour ce pain du partage, béni sois-tu !
La table est mise : « donnez-leur vous-mêmes à manger »,
Jésus, au cœur de ta Parole, tu es là, béni sois-tu !

Jésus, source d’eau vive
Pour l’accueil de nos soifs, béni sois-tu !
À ton puits tu nous invites à nous désaltérer en ta présence,
Jésus, au cœur de nos absences, tu es là, béni sois-tu !

Jésus, lumière pour notre monde
Pour la clarté de ton aurore, béni sois-tu !
De ta lumière, tu nous invites à devenir le passeur,
Jésus, au cœur de nos engagements tu es là, béni sois-tu !

Jésus, source de toute vocation,
Tu nous interpelles à te suivre, béni sois-tu !
Depuis 40 ans tu nous convies à travailler à ta vigne,
Jésus, au cœur du Carrefour intervocationnel tu es là, béni sois-tu !

Concours de chant

Gagnants
Michel Boutot, 64 ans, et Jean Lambert, 68 ans, du diocèse de Saint-Jean-Longueuil, pour leur chant sur les vocations intitulé Oser croire.

Chant
Le chant a été dévoilé publiquement le 4 juin 2022, à l'occasion de l'activité d'ouverture du 40e.

Il est maintenant possible de télécharger la partition ainsi qu'une version audio du chant ou de pré-commander pour obtenir une copie physique.

Le chant a pour objectif de rassembler les communautés chrétiennes autour des vocations autant pendant le jubilé que pour les années à venir.

Michel Boutot, co-auteur du chant,  lors de la présentation du chant à l'ouverture du 40e le 4 juin 2022
Michel Boutot, co-auteur du chant, lors de la présentation du chant à l'ouverture du 40e

Chant du 40e
Oser croire
par Michel Boutot et Jean Lambert

 

Refrain

Oser croire que l’on peut
traduire en ce monde
les rêves les plus fous, l’aimer plus que tout.

Oser croire que l’on peut
en restant qui l’on est
devenir ce que Dieu a déjà fait de nous

1    

Un espace intérieur
d’où surgit un désir
au plus profond de ton cœur
se trouve un grand trésor !

2    

Une histoire à raconter
l’histoire des oubliés
ceux qui ont donné leur vie
pour ta plus grande gloire
Dieu qui appelle !

3    

Un regard intérieur
tourné vers l’avenir
au plus profond de ton cœur
se trouve un grand bonheur !

4    

Une histoire à raconter,
d’amour et d’amitié
tant de temps, de dévouement,
de foi, de charité !
Dieu s’émerveille !

Oser croire - avec choeurs

Télécharger

Oser croire - soliste

Télécharger

Oser croire - instrumental avec mélodie

Télécharger

Oser croire - instrumental

Télécharger

Carrefour intervocationnel (Centre PRI)
180, place Juge-Desnoyers, bureau 1003
Laval (Québec) H7G 1A4

info@carrefourintervocationnel.ca
514-271-5659

Numéro d'enregistrement d'organisme de bienfaisance : 886817196 RR0001

©2022 Carrefour intervocationnel