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TÉMOIGNAGE

Frère Jeremy-Marie

Des films religieux comme un idéal de vie conforme à Jésus

Mon nom est Frère Jeremy-Marie, je suis né à Amsterdam aux Pays-Bas et j’ai déménagé à l’âge de cinq ans au Canada dans la ville de Gatineau. Mes parents ayant la foi, on allait souvent à la messe. L’église où on allait nous permettait de louer des films et des livres pour enfants. Durant cette enfance, j’étais passionné par ces films religieux. J’avais environ cinq ou six ans et ces films sur les saints comme saint François d’Assise ou saint Patrick me touchaient au plus profond de mon cœur. Je croyais que tout le monde devrait devenir comme eux. C’est d’ailleurs durant cette époque que mon premier désir de la vie religieuse et de la prêtrise s’est dévoilé à mes yeux à travers l’exemple magnifique d’un curé de paroisse dévoué aux pauvres, aux malades et aux jeunes. L’exemple de vie de ce curé et ces films religieux me sont toujours restés dans l’esprit comme un idéal de vie conforme à Jésus. Durant ma jeunesse, je me suis plutôt éloigné de la religion pour les mêmes raisons que la majorité des jeunes : jeux vidéo, sport, télévision, réseaux sociaux, etc. Je désirais vivre ma vie différemment de celle de mes parents.

Sans une relation à Dieu, vivre cet idéal d’amour devenait impossible

Ce n’est que plus tard, après une expérience spirituelle personnelle que j’ai redécouvert la beauté et la grandeur de la religion de mon enfance. J’étais toujours très sensible à être bon et à aimer comme Jésus, mais la vie me troublait. L’expérience de la vie m’avait fait réaliser que vivre comme lui était très difficile dans un monde qui ne croyait pas beaucoup à cet idéal. On subissait souvent trahison, mot dur, parole méchante si on osait parler de Jésus. Cependant, je commençais aussi à comprendre que sans une relation à Dieu, vivre cet idéal d’amour devenait impossible. Je voyais Jésus et je me sentais si loin de lui et de sa façon de vivre. Les plaisirs du monde ne me donnaient pas le bonheur que je sentais lorsque je regardais ces films sur saint François et saint Patrick. C’est donc à ce moment que j’ai commencé une lente marche vers un retour à la foi ou plutôt, un approfondissement de ma foi. La foi de mes parents devenait maintenant ma propre foi. Je me sentais attiré par ce Dieu de ma jeunesse comme si son amour m’attirait vers lui.

Toujours un seul but : l’amour et cet amour, c’est Dieu

Et un jour, pendant que je parlais à Dieu en prière, j’ai soudainement compris que notre temps sur terre était pour apprendre à aimer, que toutes les expériences de la vie qui nous arrivent ont toujours un seul but : l’amour et cet amour, c'est Dieu. C’est alors que j’ai désiré donner ma vie de façon plus radicale pour vivre l’Évangile et pour être au service du Christ. Je voyais dans la vie du Christ le chemin que tout chrétien devait accepter librement d’entreprendre pour découvrir Dieu. J’étais bouleversé par l’amour de Dieu pour nous et par la joie intérieure que cet amour procurait. J’étais maintenant assuré que nous avons un Père qui nous aime d’un amour qui dépasse toute compréhension. C’est à ce moment, à travers un séjour au Monastère de Rougemont, que j’ai fait la découverte de la communauté religieuse des Franciscains de l’Emmanuel. Cette communauté était tout ce que je souhaitais vivre : des frères qui s’aiment réellement, qui vivent fraternellement et simplement, qui essaient de vivre une radicalité dans la pauvreté et l’aide aux plus démunis, et qui aiment Jésus.  

Avoir une vocation religieuse, c'est ne pas douter de l’amour de Dieu pour soi

Pour cet amour de Jésus et de son message, j’ai décidé de rejoindre la communauté. À travers cette communauté, j'ai découvert la joie franciscaine et évangélique de servir les plus démunis et aussi les jeunes adultes de la société. Bien sûr, comme dans toute vocation, mariée, célibataire ou religieuse, j’ai vécu des difficultés. Je crois personnellement que la vie religieuse est une des vocations les plus difficiles. Dans cette vie, nous sommes constamment mis face à nos pauvretés. On doit apprendre à se regarder avec le regard de Dieu. Regard que l’on découvre en étant confronté à la parole de Dieu et à la vie de Jésus dans les Évangiles. Pourtant, cette vie me remplit de bonheur. On y découvre la beauté et la bonté de vivre pour Dieu. Le regard sur la vie elle-même se transforme. Tout devient rempli de sens parce que l’amour de Dieu donne sens. Je crois que tout jeune qui croit avoir une vocation religieuse ne doit pas douter de l’amour de Dieu pour lui, mais simplement se lancer dans les bras de Dieu le Père. S’il le veut et librement, ce jeune découvrira dans cette vie religieuse un émerveillement face à l’œuvre que Dieu fait et fera dans sa vie, tout comme pour moi encore aujourd’hui.

Une Église belle et remplie d’espérance parce qu’elle est vivante

Maintenant cela fait environ huit ans que je suis franciscain de l’Emmanuel. À travers les épreuves et les joies de la vie communautaire, je désirais devenir prêtre pour être encore plus au service de Dieu et de son Église. C’est ainsi que je me suis retrouvé en formation au Grand Séminaire de Montréal. J’essaie à présent de me former du mieux que je peux pour être le prêtre que Dieu veut que je sois pour son Église. J’ai fait dernièrement mon rite d’admission et je recevrai bientôt le lectorat. Je finis aussi prochainement mes études et je rends grâce à Dieu pour toutes les belles rencontres que j’y ai faites, autant avec les séminaristes, les diacres et les autres étudiants qu’avec les formateurs, les responsables et le recteur du Grand Séminaire. Je découvre que l’Église est belle et remplie d’espérance parce qu’elle est vivante.  Chacun et chacune de ces personnes rencontrées au cours de mes études m’ont donné tant d’amour simplement par leur présence. Je voyais et je vois toujours en eux ces saints dans les films que je visionnais dans ma jeunesse. Je rends grâce à Dieu pour son Église et pour tous ceux qui y œuvrent. Je lui rends grâce pour l’amour qui s’y vit et s’y vivra éternellement et surtout pour avoir découvert par Lui que la vraie joie est au plus intime de notre cœur.

 


Frère Jeremy-Marie, f.e.

Fraternité des Frères Franciscains de l'Emmanuel

Spiritualité et Charisme, les Franciscains de l’Emmanuel est une Fraternité de vie évangélique qui s’enracine dans l’expérience spirituelle de saint François, le Pauvre d’Assise, et de ses premiers compagnons. La fraternité universelle, telle qu’inaugurée par la venue du Christ, que notre père saint François a reprise et vécue jusqu’à la conformité, est au cœur de notre spiritualité. Notre vie est à la fois contemplative et missionnaire. Notre mission se partage en deux pôles : l’évangélisation, prioritairement auprès des jeunes de 18 à 30 ans ; et le service de compassion auprès des plus démunis. Samedis des jeunes et vendredis vidéo pour les 18-30 ans ; évangélisation dans les parcs, les rues, les écoles ; formation des membres externes (laïcs) ; cheminement des Ami(e)s associé(e)s ; prédication et animation de retraites spirituelles ; accueil de jeunes adultes (pension complète) ; organisation d’évènements jeunesse ; mission en Afrique (Cameroun). 
Pour en apprendre plus : www.franciscains-emmanuel.org

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