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Bulletins d'information pour la Journée mondiale de prière pour les vocations

BULLETINS D'INFORMATION

Les outils proposés sont les fruits d'une collaboration entre l'ARFPV, l'ARDPV - l'Association des Responsables Diocésains de Pastorale des Vocations et le Carrefour intervocationnel.

Nous mettons à votre disposition ce bulletin afin de partager ces informations sur la Journée mondiale de prière pour les vocations dans vos réseaux (site web, page Facebook, infolettre, feuillet paroissial, etc.).

*N’hésitez pas à adapter ce message pour votre réalité communautaire et ecclésiale.

 

À la fin de votre publication, vous pouvez ajouter cette mention :

Si vous souhaitez plus d’information sur la Journée mondiale de prière pour les vocations, vous pouvez contacter le responsable des vocations de votre milieu au XXX-XXX-XXXX ou le Carrefour intervocationnel au 514-271-5659 / www.carrefourintervocationnel.ca

1 - Écouter, accompagner, discerner

 

Éditorial par l'abbé Normand Bergeron du diocèse de Valleyfield

Chaque année, l’Association des responsables diocésains de la pastorale des vocations tient une rencontre annuelle pour réfléchir sur cette dimension essentielle de notre Église : les vocations. Même s’il est difficile dans notre société actuelle de concevoir un choix de vie au nom de l’Évangile, nous partageons la conviction que Dieu appelle toujours des femmes et des hommes à le suivre, en répondant à un besoin, une mission, un engagement et ce, dans le mariage, le célibat, la vie consacrée, le diaconat ou le presbytérat.

Le Synode des jeunes, vécu en octobre 2018, nous invite à mettre l’accent sur trois attitudes fondamentales : écouter, accompagner et discerner. Les responsables diocésains de la pastorale vocationnelle adoptent ces trois attitudes et invitent tous les disciples-missionnaires à faire de même. Comme nous le démontre bien le récit des disciples d’Emmaüs, Jésus est ce bon berger qui fait route avec ses compagnons. Il les écoute, les accompagne dans leur parcours de vie et fait jaillir en eux une plénitude de vie à travers leur propre récit. Ils vont vivre une telle intensité qu’ils désirent le suivre de tout leur être et annoncer cette joie de l’Évangile partout dans le monde.

À l’exemple de Jésus, sommes-nous capables de vivre ces attitudes dans nos communautés chrétiennes, nos groupes, nos mouvements ? Pouvons-nous trouver des espaces et des personnes pour écouter et accompagner les jeunes dans leur réalité, même si cela dérange nos habitudes, nos manières d’être et de faire ? Avons-nous l’audace de transformer nos modes de présences, nos agendas et choisir de prendre plus de temps pour accueillir et écouter les personnes avant et après les célébrations ?  Est-il possible de démontrer par nos agissements au quotidien notre bonheur, notre joie de vivre notre engagement au sein de l’Église, et ce, malgré les exigences de la vie ?

Une chose est sûre : Dieu appelle toujours et nous invite toutes et tous, par notre baptême, avec la grâce de l’Esprit-Saint, à collaborer à cette mission. « Comme baptisés formant l’Église, c’est à nous tous de partager la responsabilité de susciter des vocations et d’interpeller notre prochain ».

 

2 - Marcher avec les jeunes en 2020

 

Par l'abbé Gauthier Lambert Elleme du du diocèse de Saint-Jérôme

Depuis le synode pour les jeunes et la publication de l’exhortation apostolique Christus vivit, toute l’Église est en émoi. La question de fond qui taraude toutes les communautés et les diocèses est : Comment faire route avec les jeunes ? Loin d’être un enseigne ou encore une solution, le texte qui suit est une simple méditation du Luc 24, 13-35.

Les rejoindre dans leur quotidien

« Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, que la parole de Dieu demeure en vous » (1 Jn 2, 14)

Jésus en croisant les disciples d’Emmaüs, a pris le temps de les écouter et de marcher avec eux. Cela doit nous apprendre à écouter les jeunes, à accepter leurs différentes manières de voir et de comprendre notre monde. Nous avons à partager avec eux leurs rêves et mieux percevoir leurs peurs, dans le strict respect du sanctuaire de leur conscience, là où Dieu parle à leurs profondeurs. Les jeunes nous attendent dans ce chemin de vérité, ils ne veulent pas que nous soyons complices de leur peur, mais que nous les vivions avec eux.

Réveillez leur espérance et leur intelligence

Les jeunes ont besoin de vérité. Ils savent que le monde marchande avec eux, et leur propose parfois des plaisirs éphémères. Ils attendent de nous des lumières pour les aider à discerner et leur permettre de mieux avancer. Je me rappelle de cette jeune musulmane (devenue catholique depuis deux ans) qui me disait : «  mon père j’aime vous écouter, j’aime venir vous poser des questions même si je sais que ça sera dur ; mais ce qui me rassure c’est parce que vous nous dites la vérité ; on a besoin de l’entendre, on a besoin d’entendre parfois qu’on se trompe, de se faire dire que nos choix ne sont pas les bons, même si cela nous révolte ». Accepter le chemin de la vérité c’est aussi transmettre l’espérance qui habite en nous, dérangeante mais rassurante. De nos jours, c’est peut-être la plus grande difficulté, car beaucoup, même en Église ont perdu l’espérance. Combien parmi nous croyons aux jeunes ? Aux vocations ? En tant que responsables et leaders de communautés chrétiennes, croyons-nous que Dieu continue d’appeler des jeunes et de leur parler ?

Après avoir réveillé le cœur des disciples d’Emmaüs, le Christ les laisse faire leur propre choix : Quel chemin vont-ils prendre ?

Leur laisser faire leur propre choix

Nous devons apprendre à lâcher-prise, accepter qu’après donner des conseils, ils puissent faire leur propre choix, qui parfois seront différents de notre vision. Il faut donc renouveler notre confiance en Dieu qui conduit les jeunes par des chemins différents.

Dans nos communautés, est-ce que nous les laissons créer des activités selon leur cœur, ou décidons-nous encore tout pour eux ? Tout accompagnement spirituel implique nécessairement une phase de liberté dans le choix. Il est certains que vivre avec eux et choisir de bâtir nos communautés avec eux nous fera sortir de notre zone de confort.

Terminons en citant le pape François :

« Je tiens à souligner que les jeunes eux-mêmes sont des agents de la pastorale de la jeunesse, accompagnés et guidés, mais libres de rechercher de nouveaux chemins avec créativité et audace. […] Il s’agit surtout de mettre en jeu l’intelligence, l’ingéniosité et la connaissance que les jeunes eux-mêmes ont de la sensibilité, de la langue et des problématiques des autres jeunes » - Pape François, Exhortation apostolique, Christus Vivit, 2 Avril 2019, n° 203.

 

3 - Messages du pape François

 

pour les Journées mondiales de prière pour les vocations

Message 2022 à venir

4 - Foire aux questions

 

par François Daoust du Carrefour intervocationnel

Foire aux Questions (FAQ)

Pourquoi une Journée mondiale de prière pour les vocations?

Depuis 1964, l’Église propose de prier pour que le Seigneur envoie plus d’ouvriers et d’ouvrières à sa moisson qui est abondante, pour les personnes qui discernent l’appel de Dieu ainsi que toutes les personnes qui les accompagnent. C’est aussi une occasion à ne pas manquer pour parler des vocations dans son milieu et d’entendre des témoignages de personnes qui ont répondu « Oui je le veux » à l’appel du Seigneur.

Comment être sûr de mon choix à 100% ?

Il n’est pas nécessaire d’être sûr de ta vocation avant de commencer un cheminement. Il t’est toujours possible de changer de voie si tu réalises que tu ne désires pas poursuivre sur cette route. N’oublie pas, le temps de formation est aussi un temps de discernement, pour que tu confirmes ton appel.

Témoignage

Comment savoir d’où vient mon appel?

D’abord, c’est toujours Dieu qui appelle en premier, et Il te laisse libre dans ta réponse. Pour t’aider à y voir plus clair, parles-en à une personne en qui tu as confiance et qui a de l’expérience dans le discernement : un prêtre, une religieuse, etc. Par la prière, différents signes de la présence de Dieu dans ta vie, l’accompagnement, et en te donnant du temps, tu arriveras à discerner plus clairement l’appel véritable que Dieu te fait.

Est-ce vraiment réaliste de tout quitter (travail, argent, sexe) pour suivre le Christ?

Dans le monde d’aujourd’hui, choisir la vie consacrée peut sembler bien étrange pour beaucoup de gens autour de soi. Toutefois, depuis plus de 2 000 ans, des milliers d’hommes et de femmes ont répondu à l’appel de Dieu en s’engageant dans une vocation particulière. Rien n’est impossible à Dieu, et par son Esprit Saint Il nous donne la force d’affronter les défis rencontrés.

Témoignage

Dois-je être chaste pour commencer un discernement?

À l’impossible nul n’est tenu. Tu n’as pas à être un célibataire chaste depuis de nombreuses années avant de commencer un discernement. Il est certain que tu seras invité à vivre chastement dès le début de ta formation. Heureusement, tu seras accompagné pour bien intégrer cette dimension en vue du don de soi dans le célibat consacré.

Comment annoncer à ma famille et mes ami-e-s mon désir de me consacrer?

Le mieux est d’en parler avec ton accompagnateur spirituel, la personne qui t’aide dans ton discernement. Lorsque tu te sentiras prêt, tu pourras commencer à parler en premier à une personne de confiance, avant de l’annoncer graduellement autour de toi. Les réactions de nos proches peuvent varier, ne pas être celles que l’on pensait, parfois réconfortantes ou parfois blessantes. Suivre Jésus ne laisse personne indifférent, mais ne laisse pas la peur prendre le dessus.

Témoignage

Moi, devenir religieuse (religieux)?

« Voyons, c’est impossible que Dieu m’appelle, moi, à devenir religieuse! C’est pour les autres! » Bien que l’appel à devenir religieuse soit réservé à quelques personnes, et non pas toutes, c’est peut-être bien moi que Dieu appelle. Même si j’ai déjà eu un amoureux, même si j’ai vécu plein d’expériences lors de mon adolescence, je dois rester attentive à l’appel que Dieu me fait, que ce soit dans le mariage, la vie religieuse ou toute autre vocation!

Détails sur la vie religieuse

À quoi ça sert un moine?

Un moine (homme) ou une moniale (femme) a pour unique but de servir Dieu, principalement par la prière. Il consacre une grande partie de sa journée à la prière (entre 5 et 8 heures par jour) et une partie au travail pour subvenir aux besoins de sa communauté. Il aide aussi les personnes qui viennent au monastère et qui cherchent des réponses à leurs questions sur leur existence et sur leur foi.

Témoignage

Qu’est-ce qu’un diacre?

Un diacre est un homme, marié ou célibataire, qui répond à l’appel de l’Église pour être signe du Christ serviteur dans le monde. Dans son quotidien doit transparaître le service de la charité, auprès des plus pauvres de la société. Il exerce aussi son ministère dans la liturgie (les célébrations à l’église) et la Parole de Dieu (l’annonce de la Bonne Nouvelle).

Détails sur les diacres

À quoi ressemble la vie de prêtre?

 La messe du dimanche est un élément central dans la vie du prêtre. Mais il rencontre beaucoup de personnes dans une semaine et vit toutes sortes d’activités. Il prend du temps pour se réunir avec des collègues pour organiser le travail pastoral. Il reçoit des familles endeuillées, des couples qui demandent le mariage, des personnes qui ont besoins d’être écoutées. Il est aussi au cœur de la vie paroissiale et pas une semaine ressemble à une autre. 

Détails sur les prêtres

Je sens que Dieu m’appelle à le suivre, mais je ne sais pas exactement comment. Qui peut m’aider?

Sache que tu n’es pas le seul à te poser des questions. Tu peux contacter une personne consacrée, un diacre ou un prêtre de ta paroisse. Tu peux aussi contacter le responsable des vocations de ton diocèse.

De plus, le Centre PRI propose une foule de ressources sur les vocations et une liste de personnes à contacter sur www.carrefourintervocationnel.ca ou appelle François : 514-271-5659 #221 / info@carrefourintervocationnel.ca

5 - Joseph, accompagnateur vocationnel

 

par l'abbé Normand Bergeron du diocèse de Valleyfield (2021)

Notre pape François a écrit une lettre des plus inspirante sur Joseph, noble époux de Marie et père adoptif de Jésus: «Patris Corde» (Un coeur de Père). En effet, le 8 décembre 2020 s’ouvrait pour l’Église entière une année consacrée à Joseph. Cette date souligne également le 150e anniversaire de la déclaration de Saint Joseph comme patron de l’Église universelle par le pape Pie IX.

Au Québec, notre histoire religieuse collective est imprégnée d’une ferveur envers Joseph. Le saint Frère André a consacré sa vie entière pour faire connaître Joseph en lui dédiant sur le Mont-Royal un sanctuaire gigantesque. Lors de sa visite à l’Oratoire, le 11 septembre 1984, le pape saint Jean-Paul II invoquait Joseph à «protéger toute l’Église, la famille qui est née du salut de Jésus». Qui ne se souvient d’une expérience spirituelle en allant prier au tombeau du frère André et des milliers de lampions qui brûlaient constamment dans ce long corridor de prière? Nombreuses haltes permettaient à tous et chacun de se confier à saint Joseph: pour les travailleurs, pour les malades, pour les familles, pour les mourants, etc. Ainsi, Joseph répond depuis des générations à différentes figures auxquelles les croyants se réfèrent pour l’invoquer.

Le pape François attribue sept qualificatifs à saint Joseph: il est un père aimé, tendre, obéissant, accueillant, courageux, travaillant et humble. Il décrit chacun de ces déterminants tout en démontrant le rôle que Joseph va jouer dans l’histoire du salut et son influence discrète mais combien influente sur Marie et Jésus. Le pape utilise une très belle expression pour définir l’accompagnement essentiel de Joseph auprès de Jésus: il est l’«ombre sur la terre du Père céleste» (p.29).

Joseph est un véritable modèle pour la pastorale vocationnelle:

  • La vie spirituelle que Joseph nous montre n’est pas un chemin qui explique, mais un chemin qui accueille. (no 4 p.17).

Joseph sait accompagner quelqu’un dans son cheminement:

  • Si quelquefois Dieu semble ne pas nous aider, cela ne signifie pas qu’il nous a abandonnés, mais qu’il nous fait confiance, qu’il fait confiance en ce que nous pouvons projeter, inventer, trouver (no 5 p.21).

Joseph, comme un bon père, accompagne l’autre dans son développement:

  • Être père signifie introduire l’enfant (l’autre)* à l’expérience de la vie, à la réalité. Ne pas le retenir, ne pas l’emprisonner, ne pas le posséder, mais le rendre capable de choix, de liberté, de départs (no 7 p.27).

Le pape François donne une définition de la vocation qui invite à la réflexion:

Toute vraie vocation naît du don de soi
qui est la maturation du simple sacrifice (no 7 p.28).

Pour ceux et celles qui accompagnent des personnes dans les choix de vie, dans une orientation de vie, vers un choix de carrière ou un cheminement vocationnel, le pape démontre combien Joseph est un accompagnateur que nous pouvons imiter:


«Le monde a besoin de pères, il refuse des chefs, il refuse celui qui veut utiliser la possession de l’autre pour remplir son propre vide» (no 7 p.28).

 

Par notre mission pastorale à la culture vocationnelle, imitons Joseph; offrons une présence discrète mais combien efficace auprès de celles et ceux dont le Père, le Fils et le Saint-Esprit appellent à une vocation particulière dans notre Église.

 

* J’ai choisi d’inclure ce terme à toute catégorie d’âge et de personnes.


Source :  Pape François, Lettre apostolique Un coeur de Père, Médiaspaul, 2021, 39 pages
Lire la lettre en ligne.

 

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